| Sasshi
et Arumi vivent dans le quartier d'Abenobashi, ils sont amis et
ont tous deux une douzaine d'années. Arumi va bientôt
déménager pour Hokkaido, dans la même journée
le grand père de Sasshi tombe du toit puis est conduit à
l'hôpital. Après cet évènement, le quartier
d'Abenobashi va alors se transformer en monde RPG où Sasshi
et Arumi vont devoir affronter le boss de fin. Ils vont ainsi passer
de mondes en mondes avec toujours la même question sur les
lèvres : Comment rentrer à la maison ? |
Après
s'être lancé dans le déjanté avec FLCL,
Gainax enchaîne avec une série tout aussi loufoque,
Abenobashi. La parodie va ici être mise à l'honneur
à travers les mondes visités qui sont tous tirés
de l'imaginaire du jeune otaku, Sasshi. L'occasion de passer de
bons moments avec des clins d'oeil tels que "Ken", "Sakura",
"DBZ", "Albator" ou encore "Evangelion".
Très vite, Arumi va vouloir retourner dans son monde, exaspérée
d'évoluer dans des univers de babes et mechas, son intérêt
principal dans l'histoire est mal défini malheureusement
comme c'est trop souvent le cas avec les personnages féminins,
elle pique des crises et tape sur les nerfs.
L'animation
et les graphismes sont irréprochables, on ne peut pas critiquer
la série sur ces points-là, en revanche, la qualité
des histoires est inégale. Autant il y a des mondes excellents
avec sketches sur sketches comme le futur, la Chine ou encore la
préhistoire, autant certains sont soporifiques et dénués
de tout intérêt comme c'est le cas du polar ou du flashback
par exemple. Gainax oblige, la fin Evangelionesque est bâclée
et se transforme, après une dizaine d'épisodes premier
degré et fous rires, en un pseudo message philosophique sur
la responsabilité, la peur d'avouer ses craintes et d'assumer
la réalité. Bref, ce n'est pas le genre de fins que
l'on attendait pour ce type de séries premier degré.
Reste la majorité des épisodes vraiment fun qu'il
faut absolument avoir vu mais une bonne connaissance de l'animation
est tout de même nécessaire pour apprécier toutes
les allusions.
Blood,
le 6 Mars 2004 |