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Armitage
III |
| Fiche
Technique |
Réalisateurs
:
Hiroyuki Ochi
Satoshi Saga (Ep. 2,3)
Takuya Sato (Ep. 1)
Yukio Okamoto (Ep. 4)
Scénario
:
Akinori Endo
Chiaki J. Konaka
Character
Design : Hiroyuki Ochi
Musique : Hiroyuki Nanba
Production : AIC / Pioneer
Doublage
:
Naomi
Armitage : Hiroko Kasahara |
Année
: 1994
Format : 4 OAVs
Genre : Cyberpunk
Classification Personnelle : A partir de 12 ans
Voir aussi : Ghost in the shell, Gunnm, Iria
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| Résumé |
| Aéroport
de Mars, alors que les passagers descendent de la navette, une jeune
policière met en joue un groupe d'individus transportant
une valise suspecte. Un échange de coups de feux éclate
jusqu'à ce que le contenu de la valise s'ouvre, révélant
le cadavre d'une célèbre chanteuse. L'inspecteur Sylibus
qui était dans le même vol qu'elle, assiste impuissant
à la scène mais remarque rapidement que le cadavre
est celui d'un robot. Au commissariat, il va devoir faire équipe
avec la policière de l'aéroport, Armitage, qui semble
avoir très à coeur d'élucider ce meurtre. Leur
investigations vont rapidement les conduire sur les traces d'un
serial killer, D'anclaude qui ne s'en prend qu'aux cyborgs. Bientôt,
la liste de tous les robots de troisième génération
va être publiée sur une planète où les
machines sont accusées de tous les torts et où des
milices veulent en découdre. |
| Critique |
Bien
qu'étant une série d'OAV pour le marché vidéo,
Armitage III n'est pas tiré d'un manga. Né de la plume
de Chiaki Konaka qui, après s'être essayé à
la cybernétique, travaillera notamment sur Gasaraki, Bubblegum
Crisis : Tokyo 2040, Lain et enfin Hellsing. Derrière la
caméra ainsi que derrière les planches, on retrouve
Ochi Hiroyuki qui a été storyboarder sur Bastard et
animateur sur Abenobashi.
Armitage
nous plonge donc dans un futur où l'homme à créé
la machine à son image, ce qui n'est pas du goût
de tout le monde. Certains passent à l'acte comme les milices
et D'anclaude, d'autres ferment les yeux comme le gouvernement
terrien, allant jusqu'à faire pression sur le département
de la police pour freiner les recherches sur les tueurs de cyborgs.
A mesure que le scénario avance, des clefs nous sont données
pour mieux comprendre où l'on veut nous emmener, les questions
trouvent leurs réponses et c'est un constat sans équivoques
qui nous est présenté sous forme de chute.
Techniquement,
les OAV n'ont pas à rougir de leur confrères, que
ce soit au niveau du graphisme, agréable, que de la bande
son de toute merveille, composée de morceaux techno bien
étranges se mariant parfaitement à l'histoire pour
créer une atmosphère à cette planète
où il ne fait pas bon vivre. Malheureusement, le compositeur
Namba Hiroyuki ne semble pas avoir travaillé sur beaucoup
de séries intéressantes hormis peut-être Burn
Up W. Hiroko Kasahara, la doubleuse d'Armitage, a par contre participé
à d'avantage de projets. Je citerai par exemple Macross
2 et Dna2 ainsi que des morceaux toujours pour Macross 2 ainsi
que Vampire Princess Miyu (la série).
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Deux
ans plus tard, Armitage Polymatrix verra le jour, un montage alternatif
des OAV avec des scènes en moins pour le marché US,
intérêt, zéro. Quant à Sylibus, il est
dommage finalement que la série soit perçue à
travers lui puisqu'il manque cruellement de consistance, on fera
avec.
Les
thèmes soulevés dans Armitage sont tous relatifs
aux cyborgs, leur statut, leur évolution, la peur que peut
engendrer chez l'homme une machine qui lui ressemble jusque dans
les moindres détails. Il ne semble plus y avoir de séparation
des races, non, l'homme a trouvé une nouvelle minorité
à haïr, la machine. On peut dès lors se poser
des questions sur leur statut, en vertu de quoi on peut leur donner
les mêmes droits qu'à nous, quel avenir pour des
êtres qui dorment dix heures par nuit quand, à somme
de travail égale, les cyborgs ne se reposent pas, ne manifestent
pas et, on peut l'imaginer, travaillent mieux que nous, plus rapidement,
plus qualitativement, que nous reste-t-il ? Doit-on détruire
ce qu'on a créé ?
Ces
quatre OAV n'ont pas la prétention de répondre de
façon catégorique à la question mais pose
le débat et vont jusqu'au bout de leur démarche.
Avec le personnage de Naomi Armitage, à la fois agréable
à l'oeil et attachant, un bon scénario, des décors
magnifiques et une bande son parfaite, Armitage se permet donc
d'être l'une des meilleurs séries SF sur ce thème,
même si sa notoriété n'est pas très
élévée, ce qui lui confère le statut
de petite trouvaille. Tous les ingrédients sont ici réunis
pour se divertir et se poser des questions, pas besoin non plus
d'étaler le visionnage de la série sur une semaine,
c'est donc un court moment de plaisir, qu'il serait dommage de
bouder.
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| Fiche
Technique de Dual-Matrix |
Réalisateurs
:
Katsuhito Akiyama
Makoto Bessho
Takuya Nonaka
Scénaristes
:
Hideki Kakinuma
Nahoko Hasegawa
Satoshi Wada
Character
Design : Ochi Hiroyuki
Musique : Julian Mack
Studio d'animation : AIC
Production : Pioneer
Doublage
:
Naomi
Armitage : Ryoka Yuzuki |
Année
: 2002
Genre : Cyberpunk
Classification Personnelle : A partir de 12 ans
Voir aussi : Ghost in the shell, Gunnm, Iria
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| Résumé
de Dual-Matrix |
| Armitage
est désormais maman mais elle n'a pas perdu
ses vieux réflexes et, suite à une recrudescence de
meurtres de seconde génération, elle décide
de mener sa petite enquête. Sylibus de son côté
est envoyé sur terre comme ambassadeur d'un mouvement pro-robots
pour voter une loi leur permettant un statut à part entière.
Dans l'ombre, Demitrio ne l'entend pas de cette oreille et va kidnapper
leur fille pour faire pression, Armitage va découvrir son
nouvel ennemi. |
| Critique
de Dual-Matrix |
Armitage
en mère de famille, les prods ne reculent devant rien.
Nous avons donc une ex-flic qui a troqué les flingues contre
le tablier et passe ses journées à astiquer la maison
et faire à bouffer pour sa tendre famille qu'elle ne croise
qu'une heure le soir avant qu'ils n'aillent s'écrouler
dans le lit. A côté de ça, on va revenir sur
cette histoire de droits des robots développée dans
les OAV à travers un nouveau méchant très
méchant qui tue donc des robots, des humains et kidnappe
même les gosses, pas bien.
Armitage
va donc éteindre le four, enfiler sa combinaison de chaudasse
et aller faire une putain de guerre à tous ceux qu'elle
croisera, voilà pour l'histoire ou, comment faire du neuf
avec du vieux. Après le succès de la première
série d'OAV, le staff dans sa majorité fut, tout
naturellement, remercié et c'est une toute nouvelle équipe
qui officie ici, nous gratifiant de graphismes, comment dire,
laids, de musiques insipides mais ce n'est pas tout, ils savent
utiliser un ordinateur donc on a droit à des intégrations
d'éléments numériques sur des à-plat
en 2D pour un résultat bien déroutant. L'animation
des OAV enfin était limite, ici ils ont tranché,
elle est à vomir comme si chaque intervenant avait abusé
de la boisson, ce qui donne des démarches involontairement
drôles.
A
noter qu'il s'agit du même chara-designer que pour les OAV
donc il n'y a aucune excuse à avoir voulu "moderniser"
les représentations, il s'est tiré une balle dans
le pied, tout seul, comme un grand. Enfin, fait exceptionnel au
Japon, la doubleuse d'Armitage n'est pas la même que pour
les OAV.
Allez,
un peu de sérieux, Dual-Matrix surfe donc sur le succès
des OAV et résume la licence à une seule expression,
violence. Ca bastonne, ça gicle, ça en met plein
la tronche et toute la réflexion est reléguée
aux oubliettes, tiens, il aurait dû sortir chez Manga Video
en fait. Sylibus a toujours un charisme proche de zéro
comme le méchant de l'histoire, et toute la ressaucée
du conflit entre humains et robots a dû faire pleurer Masamune
Shirow car, outre le fait de ne pas parvenir un instant à
créer un climat similaire aux OAV, les metteurs en scène
semblent peiner à faire quelque chose de leur sujet et
plombent leur film par des dialogues aussi ennuyeux qu'inutiles.
La grosse question ici posée sur la manière dont
une third peur enfantée est évincée du revers
de la main par une réplique mièvre qui ne répond
pas à la seule interrogation qui aurait permis de relever
le niveau général. Les clones du dénouement
quant à elles sont un repompage sans saveur de Gally (Gunnm).
Mièvre,
fumiste et pitoyable, Dual-Matrix est tout ça à
la fois, un caprice de prod pour ados en mal de violence et désireux
d'effleurer la vraie SF sans ouvrir un livre ou se taper GITS.
Une bonne grosse daube bien juteuse vendue à un prix prohibitif
qui plus est, comme quoi, certains ne doutent de rien.
Blood,
le 6 Mars 2004
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| DVD |
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Vol.1
- 2,98€ |
Vol.2
- 2,98€ |
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