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| Golden
Boy |
| Fiche
Technique du manga |
Auteur
: Tatsuya Egawa |
Année
: 1992-1997
Nombre de volumes : 10
Genre : Comédie
Classification Personnelle : A partir de 18 ans
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| Résumé
du manga |
| Kintaro
Oe est un jeune homme de 25 ans qui après avoir terminé
ses études a décidé de prendre son vélo
et de tailler la route pour apprendre à l'école de
la vie. Sérieux pervers et fétichiste sanitaire, à
travers son parcours sans fin, il multiplie les petits boulots,
les expériences et les rencontres en rapportant chaque leçon
dans son carnet qu'il ne quitte jamais. Lorsqu'il a suffisamment
appris et que ça présence n'est plus requise, il reprend
son vélo vers de nouvelles aventures. |
| Critique
du manga |
Récit
initiatique, Golden Boy nous propose ainsi de suivre l'évolution
de Kintaro à travers les expériences qu'il va faire.
Il n'y a pas de réel fil conducteur entre les histoires,
du moins, au début. L'élément prédominant
reste la formation même si cette soif d'apprendre ne sera
jamais expliquée et peu soulever quelques questions. En effet,
après avoir suivi un cursus scolaire "classique"
puis, une grande école comme Tôdaï, on se demande
bien ce qui motive cette quête, outre le fait de proposer
une histoire originale.
Kintaro est un jeune homme de 25 ans en qui, tous les
lecteurs mâles pourront facilement s'identifier. Il a un
petit côté pervers tout en conservant une certaine
éthique ainsi qu'un grand sens moral, prêt à
toutes les bassesses pour assouvir ces pulsions, à partir
du moment où cela ne nuit à personne car Kintaro
est avant tout quelqu'un de droit et de correct, un peu trop même.
Les deux premiers tomes multiplient les histoires individuelles,
il exerce différents petits boulots, tombe sous le charme
d'une fille et fait de son mieux pour s'intégrer. Perçu
comme un pervers ou un vagabond à première vue par
la personne du sexe féminin qu'il convoite, ce n'est qu'après
son départ que l'élue de son coeur comprendra à
quel point Kintaro a changé sa vie, en bien, et qu'il avait
raison depuis le début. En grand seigneur, lorsqu'une fille
est prête à succomber, Kintaro prend son vélo
et vogue vers de nouvelles aventures, une sorte de saint qui passe
par là, règle les problèmes et les doutes
des gens rencontrés et s'en va avant que ces débiteurs
ne le remercie.
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Dès
le troisième tome, les choses deviennent franchement différentes
cependant. Kintaro rencontrera des personnages tordus qui multipliront
les expériences sexuelles dans une recherche pseudo mystique
de fusion entre les corps pour arriver à l'amour parfait.
Des pages et des pages de pornographie, sadomasochisme, homosexualité
féminine baignants dans des litres de sueurs et de sécrétions
dans une sorte d'orgie sexuelle totalement répugnant et
inutile. Mais comme si cela ne suffisait pas, en enchaînant
sur les tomes suivants, l'auteur nous inonde de clichés
pro-hippies lourds et stéréotypés sur les
méfaits des parcs de golf, de la TV et les mérite
de la vie à l'ancienne, dans les champs, sans eau courante
ni électricité. Un message qui a d'autant plus de
mal à passer qu'il nous est balancé en plein visage,
sans même essayer de l'intégrer à l'histoire,
ce ne sont que des monologues extérieurs à l'intrigue
et cela ressemble d'avantage à du sermon de bas étage
sur les méfaits de la société capitaliste
qu'au travail d'un auteur qui intégre subtilement des thèmes
écologiques à une histoire, le comble.
Une
chose que Golden Boy tache de conserver du début à
la fin, c'est son humour. Le style graphique utilisé tout
d'abord est très caricatural, tout comme les situations
durant les premiers tomes mais vous l'aurez compris, dès
que l'auteur sera barré dans son trip porno/coco/écolo,
ce sera fini, la lecture deviendra de plus en plus laborieuse,
de plus en plus moraliste et de plus en plus répugnante,
un changement de cap qui n'était vraiment pas nécessaire.
Ayant donné des cours durant quelques mois, on sent que
Tatsuya Egawa a des comptes à régler et il ne ce
gène pas pour critiquer les méthodes dispensées
par le système éducatif pour former des robots juste
bons à retenir et cracher ce qu'on leur enseigne, ce qui
justifie la démarche Golden Boy, à savoir, l'histoire
d'un jeune homme qui part étudier à l'école
de la vie plutôt que de rester enfermer en classe. Cependant,
Kintaro a déjà obtenu un diplôme supérieur
avant de prendre la route, en partant de là, il a déjà
été "formé" par le système,
ce qui me renvoi à ma première interrogation, pourquoi
prendre la route puisqu'il a déjà été
formaté par la système ?
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On
ne peut qu'être dérouté par Golden Boy, gentille
comédie érotique au départ qui au fil des tomes
se transforme en une bouillie abjecte d'orgie sexuelle. Critiquer
le système scolaire est louable, mais encore faudrait-il
se plier à ces propres récriminations en apportant
de la pédagogie dans la contestation. Enfin, à quoi
bon prôner des idées réactionnaires comme le
boycotte de la TV ou la vertu de la vie d'esclave à l'ancienne
sans intégrer ces thèmes à l'histoire, en se
contentant de faire passer ces idées à travers des
dialogues explicatifs sur des dizaines de pages ? Où est
la subtilité, où est l'intérêt ? On a
plus l'impression de lire un tract de propagande qu'un manga. Originellement
étalé sur dix volumes, la moitié seulement
a été publiée chez nous, ce qui est déjà
trop je pense puisque le cinquième tome avait comme originalité
d'aborder la scatologie à la fin du volume, vraiment, quel
gâchis. On sent que l'auteur a des choses à dire mais
il ne sait pas comment le faire et nous balance toutes ces théories
mal digérées au visage en espérant qu'on trouve
notre bonheur dans le lot, c'est trop facile. En conservant un ton
léger, j'aurais été plus indulgent sur l'aspect
de saint de Kintaro et la quête initiatique d'un diplômé
de Tôdaï, mais au final, cela ajoute au fait que Golden
Boy n'est pas un travail soigné, juste une oeuvre racoleuse
qui mise sur son aspect ecchi pour séduire un large public
pour finalement, lui donner la nausée devant autant de persévérance
à présenter le sexe de la manière la plus dégoûtante
qu'il soit. |
| Fiche
Technique de l'anime |
Auteur
: Tatsuya Egawa
Réalisateur : Hiroyuki Kitakubo
Production : Studio A.P.P.P.
Character Design : Toshihiro Kawamoto
Musique : Joyo Katayanagi
Doublage
Français :
Olivier
Korol : Kintaro Oe
Doublage
Japonais :
Mitsuo Iwata : Kintarou Oe
Hiromi Tsuru : Female president |
Année
: 1995
Nombre d'épisodes : 6 OAVs
Genre : Comédie / ecchi
Classification Personnelle : A partir de 12 ans
Dans le même genre : Iketeru Futari
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| Critique
de l'anime |
En
1995, six OAV virent le jour. Calqués sur le premier tome,
autrement dit, la meilleure partie du manga, ils se focalisent alors
autour d'histoires indépendantes. Kintaro trouve un travail
et flash sur une fille, il l'a séduit et reprend son vélo
avant qu'elle ne succombe. La dernière histoire semble être
un scénario original où les protagonistes des cinq
précédents OAV refont surface pour aider Kintaro qui
travaille à ce moment là dans un studio d'animation.
On retrouve un character design similaire au manga, caricatural
et très expressif, palliant ainsi aux décors assez
simplistes. L'animation permet d'apporter beaucoup de fluidité
et de pousser l'humour un peu plus loin, Kintaro est ainsi d'avantage
pervers que dans le manga même s'il n'y a pas de quoi fouetter
un chat et qu'aucune représentation sexuelle ne vient ternir
le côté bon enfant de ces OAV où Kintaro ne
conclura jamais. Pour donner vie à Kintaro, il fallait
un comédien particulièrement talentueux, ce qui
est le cas dans la version japonaise mais encore plus dans la
version française j'oserais dire. Olivier Korol double
Kintaro en faisait beaucoup d'improvisation mais surtout, il donne
une vraie dimension au personnage sans pour autant le faire passer
pour un crétin juste bon à renifler des slips de
fille, il a bien compris le paradoxe entre la faculté d'adaptation
de Kintaro et ces petits travers de "jeune homme en manque"
et nous offre ainsi une prestation tout simplement succulente.
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Toujours
concernant la VF, on ne peut malheureusement pas en dire de même
pour ces collègues féminines qui ont toutes des voix
de crétines et ne sont pas du tout parvenues à entrer
dans leur personnage. Les personnages féminins ne sont pas
très développées donc ce n'est pas handicapant
outre mesure, exception faite de la première histoire avec
la directrice d'une entreprise d'informatique qui, dans la version
originale, est doublée par Hiromi Tsuru, un grand nom du
doublage japonais qui a notamment travaillée sur Kimagure
Orange Road (Madoka), DBZ (Bulma) ou encore Ranma (Ukyo). Ce personnage
a beaucoup de tempérament et sa voix en français casse
tout le personnage et pénalise l'humour de cet épisode.
Donc mise à part le premier, je préfère regarder
les épisodes suivants en français.
Golden Boy, les OAV, en se concentrant sur les épisodes
les plus légers du manga parvient à remplir sa promesse,
celle de nous faire passer un bon moment avec un gentil pervers,
sans nous donner mal à la tête. Une des premières
séries que j'ai découvert en prenant le net, une
certaine affection qui me pousse aujourd'hui à revenir
dessus et vous encourager à découvrir cette licence
via les OAV exclusivement pour passer un bon moment.
Blood,
le 19 Aoùt 2007
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