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Koi
Kaze |
| Fiche
Technique |
Auteur:
Motoi Yoshida
Réalisateur : Takahiro Omori
Scénario : Noboru Takagi
Musique : Makoto Yoshimori / Masanori Takumi
Character Design : Takahiro Kishida
Studio d'animation : A.C.G.T.
Production : Geneon / Rondo Robe TV Asahi
Doublages
:
Saeki
Koshiro : Miyake Kenta
Kohinata Nanoka : Nakamura Yuki |
Année
: 2004
Format Anime : 13 épisodes
Format Manga : 5 volumes
Genre : Drame / Romance
Public conseillé : A partir de 16 ans
Dans le même genre : Angel
Sanctuary |
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| Résumé |
Suite
à une séparation, Koshiro, 27 ans, agent matrimonial,
est retourné habiter chez son père. Pour se rendre
à son travail, il passe une bonne heure dans le métro
mais aujourd'hui, il y rencontre une jeune lycéenne. Troublé
par sa beauté, il essaye de chasser son image de sa tête
jusqu'au lendemain où ils se retrouvent devant son bureau
avec, en poche, deux billets pour la fête foraine . Koshiro
vient de revoir son ex et n'a pas trop le coeur à la fête,
mais la jeune fille fait preuve de compréhension et lui
offre une oreille compatissante. Ils passent ainsi tout l'après-midi
ensemble, à flirter. Le soir venu, il apprend qu'elle est
en réalité sa jeune soeur de 15 ans qui va revenir
habiter chez eux, cette soeur qu'il n'a pas revue depuis 12 ans,
après la séparation de leur parents.
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| Critique |
L'inceste
entre frère et soeur est ainsi le thème principal
de l'histoire. Ils ont flirté ensemble sans se douter des
liens du sang puisque douze années se sont écoulées
depuis leur dernière rencontre. Les protagonistes vont se
poser beaucoup de questions, Koshiro tout d'abord qui va tenter
de rationnaliser la situation, d'envisager toutes les options et
toutes les répercussions. Nanoka ensuite qui a vécu
seule avec sa mère durant toute son enfance et le début
de son adolescence. Plus qu'une image parternelle, ce qui lui manque
par dessus tout est un grand frère. Quelqu'un sur qui compter,
quelqu'un pour prendre soin d'elle, quelqu'un pour l'aider à
faire ses devoirs.
L'anime
a ça de bien qu'il est vu à travers le point de
vue des deux protagonistes, nous permettant ainsi de partager
leur pensées face à des situations communes, le
moyen de mieux comprendre comment ils perçoivent les choses
et comment leur relation peut évoluer. Au bout de quelques
épisodes, Koshiro va commencer à prendre ses repaires
et sera plus à son aise pour parler à Nanoka puisqu'au
début, il semble assez bourru. Une assez bonne surprise
finalement que cette évolution, qui semble finalement logique
mais qui est assez rare pour être notée. Généralement
un personnage peu locace le reste jusqu'à la fin, pas ici
en tous cas.
Au
niveau du staff, on a affaire pour la majorité à
une jeune équipe. Miyake Kenta, le doubleur de Koshiro,
a déjà été entendu dans le rôle
de Tsume sur Wolf's Rain, quant à Takahiro Kishida
qui assure un design assez sobre, pour ne pas dire dépouillé
par moments, il avait déjà travaillé sur
Lain. Le design, j'y reviens justement, est donc très sobre
et sans feux d'artifices visant ainsi un public plus mature que
le style coloré, grands yeux et caricatures d'une série
pour adolescents par exemple. Les teintes de couleurs sont assez
délavées et la photographie suit la même démarche
avec des paysages qui ont presque une odeur, pas de couleurs franches
ou flashy, le terne est de mise pour bien immerger le spectateur
dans un certain réalisme.
La
seule ambition de l'anime semble être de nous parler d'un
thème intimiste de manière neutre en nous balladant
sans cesse entre les points de vue des deux principaux protagonistes.
On a ainsi une petite idée de la relation vue par les yeux
d'un salarié de 27 ans qui sort d'une liaison, et à
travers ceux d'une lycéene de 15 ans qui a manqué
d'une image masculine pour se contruire. On ne tombe heureusement
pas dans le mélo et le racollage n'est pas présent,
nous garantissant une histoire qui sonne juste dans son sujet
comme dans son traitement. La fin est à l'image de l'anime
et devrait, subtilement, convaincre tous les partis, une autre
chose qui est vraiment appréciable tant les chutes sont
généralement peu soignées.
Que
penser de Koi Kaze finalement ? Même si le thème a
déjà été abordé longuement, dans
la littérature et le cinéma principalement, je pense
que Koi Kaze apporte tout de même du sang neuf. Voir un sujet
aussi délicat traité aussi justement dans un anime
est vraiment une surprise, preuve que ce media peut définitevement
s'élargir à partir du moment où des auteurs
ayant un message à faire passer l'utilisent. La construction
à base de points de vue permet également de ne pas
enfermer le spectateur dans une vision restreinte de la situation
et apporte plus de profondeur à l'histoire. Ca commence tout
doucement et rapidement on a envie de voir comment cela va se terminer,
un suspens vraiment bien distillé. Finalement Koi Kaze est
une oeuvre vraiment atypique qui bénéficie d'un traitement
exemplaire, une très belle expérience pour peu qu'on
soit large d'esprit.
Blood,
le 12 Septembre 2006 |
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