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| Macross |
| Fiche
Technique |
Auteur
: Shoji Kawamori
Réalisateur : Noboru Ishiguro
Production : Tatsunoko
Création : Studio Nue
Character Design : Haruhiko Mikimoto
Musique : Kentaroh Haneda
Doublage
:
Arihiro
Hase : Hikaru Ichijyo
Mari Iijima : Lynn Minmay
Mika Doi : Misa Hayase |
Année
: 1982 - 1983
Nombre d'épisodes : 36 épisodes
Genre : Science-Fiction / Action / Romance
Classification Personnelle : A partir de 12 ans
Dans le même genre : Macross Plus, Blue Gender
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| Résumé |
| 2009,
il y a de cela dix ans, un vaisseau gigantesque se posa sur une
petite île et confirma ainsi l'existence d'une forme de vie
extra-terrestre dans l'univers. C'est aujourd'hui un grand jour
puisque les travaux de réparation sur le vaisseau, baptisé
Macross, sont terminés et son départ vers l'espace
est avancé. C'est alors que des extra-terrestres, les Zentradiens,
identifient le vaisseau sur notre planète. Par un système
de sécurité, le Macross envoya un rayon à destination
de l'espace faisant exploser des dizaines de leurs vaisseaux, une
déclaration de guerre pour les Zentradiens. |
| Critique |
J'aurais
mis le temps avant d'apprécier cette série. N'ayant
plus aucun souvenir de sa version américaine, Robotech, diffusée
sur feu la 5, j'ai eu l'occasion de voir quelques épisodes
en VF il y a quelques années sans être plus emballé
que ça. Aujourd'hui, j'ai profité d'une promo pour
acquérir la version collector en VOSTF au prix de dix euros
et j'ai été suffisamment convaincue pour vouloir en
parler.
Macross nous raconte l'histoire d'Hikaru Hichijo, jeune
pilote qui va se retrouver mêlé à un conflit
interplanétaire. Il va faire la connaissance de Lynn Minmay,
une jeune fille pleine d'énergie qui souhaite devenir chanteuse.
Une fois le Macross dans l'espace, pas une série de circonstances,
le vaisseau va devoir recueillir des dizaines de milliers de civils
à son bord qui vont créer une petite ville au coeur
du bâtiment. C'est ici qu'Hikaru va déambuler et
s'ennuyer avant que Roy Fokker, son mentor, ne le convainque de
rejoindre l'armée pour faire quelque chose de sa vie. Après
un entraînement intensif, Hikaru va rapidement se retrouver
au commande d'un avion transformable en robot, le Valkyrie VF-1D,
pour faire face à l'ennemi Zentradien. En tant que pilote,
il fera alors la connaisse de Misa Hayase, une jeune femme solitaire
et officier tactique avec qui il sera en contact radio permanent
durant ses missions.
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A
mesure que la guerre fait rage, Lynn va concrétiser son
rêve en devenant l'idole du Macross et accompagnera de ses
chansons les pilotes durant leurs combats. Constatant que les
terriens sont pleins de ressources, l'armée Zentradienne
va alors prendre l'initiative d'envoyer trois espions sur le Macross
afin de mieux déterminer ce qui fait des terriens, des
adversaires si tenaces. C'est alors qu'ils vont découvrir
notre civilisation, notre culture, cette révélation
va jeter le trouble chez l'ennemi.
Macross
prend l'initiative d'aborder en profondeur le conflit et la guerre,
ainsi, les combats, même s'ils sont nombreux, ne constitueront
pas le coeur de la série. Le gros de la série va
en premier lieu nous dépeindre les réactions des
deux camps, de l'intérieur. Ce qui nous différencie
des Zentradiens, ce qui les pousse à combattre, notre supériorité
culturelle, autant d'éléments qui font de Macross
une sorte de thèse sur la guerre plutôt que son apologie.
Le moment où les espions vont venir sur le vaisseau, découvrir
nos coutumes et céder aux mélodies de Minmay est
particulièrement jouissif, il est tellement rare d'essayer
de se mettre à la place de l'ennemi dans une série
alors que cela apporte tellement de consistance. Le scénario
est donc relativement bien développé et bien pensé
pour nous entraîner tout gentiment du début à
la fin, sans fausses notes tout en développant le triangle
amoureux qui va prendre davantage d'importance vers la fin avec
un choix à faire pour Hikaru. Lynn, l'idole pétillante
qui a conquis l'univers ou Misa, la militaire qui vit avec la
culpabilité d'envoyer des hommes à la mort.
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Plus
que jamais présente, la mort est l'élément
primordial de la guerre et Hikaru va évoluer au fur et à
mesure que ses amis tomberont au combat, le rendant plus mature
mais aussi plus rustre et solitaire. Non comptant de nous offrir
une véritable fresque galactique, Macross va encore plus
loin en abordant le concept d'intégration avant et après
la guerre au travers des Zentradiens qui souhaitent vivre parmi
nous, ce que cela implique, les préjugés de certains,
les compromis des autres, une belle leçon de tolérance.
1982, il s'en est passé des choses depuis et la
série accuse le poids des ans dans des proportions inégales
cependant. Graphiquement tout d'abord, le résultat est
on ne peut plus correct grace au travail de Haruhiko Mikimoto,
le designer qui a su créer un style unique à base
de pastel ou quelque chose s'en rapprochant, le rendu est expressif,
vivant et original. Musicalement parlant, les thèmes savent
appuyer les événements et ne se font pas envahissant
mais paradoxalement, il y a d'autres choses qui tirent la série
vers le bas. A commencer par les génériques de début
et de fin de la série qui sont mauvais, dans l'esprit des
vieux génériques ringard de série de mechas
des années 70 comme Mazinger Z mais surtout, une grande
partie des épisodes fut sous traitée en Corée
du sud pour rester dans le planning, ils sont facilement identifiables
à leur animation catastrophique et à leurs dessins
mauvais de chez mauvais à base de proportions mal respectées,
symétrie des yeux hasardeuse, c'est vraiment vilain. Techniquement,
c'est donc un mariage entre le très bon et le très
mauvais qui nous est offert.
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Après
des années de séries de mechas sans autre ambition
que l'action pur, Macross donna un second souffle au genre en
allant beaucoup plus loin que ses grands frères. Certes,
il y a toujours les combats de robots géants à travers
les Valkyries pour contenter les plus jeunes mais pour ceux recherchant
une vraie histoire de science-fiction, il y a largement de quoi
faire au travers du conflit terrien-Zentradien et des questions
que cela soulève comme cette notion de protoculture. Pour
les plus romantiques enfin, le triangle amoureux offrira également
une lecture différente de la série. Trois thèmes
pour le prix d'un, il y a vraiment à boire et manger dans
cette série que je vous encourage à redécouvrir
en VO, immersion garantie.
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| Macross
: Do you remember the love ? |
Sorti
un an après la série, le film est une sorte de résumé
avec pas mal de variantes cependant. A commencer par la protoculture
qui est vraiment au sein du long métrage mais je n'en dirais
pas plus pour éviter de spoiler le meilleur passage. La musique
est très présente, les thèmes déjà
connus comme celui du film qui servira de conclusion, toujours aussi
entraînant grâce à Mari Iijima. Toujours est-il
que malgré ces qualités indiscutables, je le conseillerais
avant tout à ceux ayant déjà vu et apprécié
la série, à consommer comme un gros bonus.
Blood,
le 5 Aoùt 2007
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| DVD |
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