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Slayers
Fiche Technique
Auteurs : Hajime Kanzaka / Rui Araizumi
Réalisateurs : Takashi Watabe
Scénariste : Takao Koyama
Character design : Naomi Miyata
Musique : Osamu Tezuka
Studio d'animation : Egg Films
Production : J.C. Staff / TV Tokyo

Doublages :
Megumi Hayashibara : Lina Inverse
Yasunori Matsumoto : Gourry Gabriev
Hikaru Midorikawa : Zelgadis
Masami Suzuki : Amelia

Nombre d'épisodes : 26
Année : 1995
Genre : Heroic Fantasy / Humour
Classification Personnelle : Tout public
Voir aussi : Tales of Eternia, Ruin Explorer, Bakuretsu hunters, Louie the rune soldier

Résumé

Lina Inverse est une jeune sorcière d'à peine 15 ans, mais ce qu'elle n'a pas encore dans le décolleté, elle l'a en pouvoirs car c'est une grande magicienne. Sa réputation est connue d'un bout à l'autre du pays et les dragons tremblent de peur rien qu'en entendant son nom. Elle vie d'arnaques en tous genres, c'est une mercenaire mais elle garde tout de même une certaine morale. Un beau jour, alors qu'elle était à deux doigts de molester une bande de malfrats, elle fit la rencontre de Gourry. Chevalier lui aussi bourré de bonnes intentions mais pas très fute fute en revanche. Il partage avec Lina un appétit d'ogre et ensemble ils vont commencer une route riche en rencontres et rebondissements.

Critique de l'anime
Attention, chef-d'oeuvre ! Ce qui diférencie Slayers d'un anime classique est sans aucun doute la personnalité de Lina Inverse, petite rousse survoltée, indépendante mais tellement mignonne qu'on a tout de suite envie de la prendre sous son aile. Pour lui donner tout son caractère épicé, on n'a rien de moins que Megumi Hayashibara, une pointure des doubleuses Japonaise qui n'hésite pas à se casser les cordes vocales aussi bien en hurlant qu'en ayant un débit de parole affolant, tout ça pour rendre Lina crédible, mieux ! Presque humaine...

On peut juste repprocher à la série de nous dévoiler trop rapidement l'étendue des pouvoirs de Lina mais ce n'est pas bien grave. Outre son héroïne, l'univers de Slayers est truffé de rencontres bizarres, de genres humains avec leurs qualités mais surtout leurs défauts comme Amelia qui essaye de lutter contre l'injustice où qu'elle soit ou encore Zelgadis tranformée en chimère qui gardera toujours l'espoir de retrouver son apparence originelle. On est plongé en pure Heroic Fantasy mais l'humour omniprésent sait également laisser place à la peur et la tristesse lorsque un ennemi vraiment dangereux pointe le nez. Subtilité et dosage des sentiments font de Slayers THE perfect coktail. L'ambiance est magique, les persos ont leur personnalité propre, leur passé, leur histoire, de superbes musiques médiévales, Slayers a révolutionné l'heroic fantasy dans les anime et l'on comprend pourquoi.

Slayers Try, la troisième saison est bien moins inspirée, on sent que le scénario s'éssoufle et même si la série gagne en design, cette partie est considérée, à juste titre, comme la moins bonne. Les films et OAV mettent en scène un schéma différent de la série puisque Lina fait route accompagnée seulement d'un perso mais pas n'importe qui, Naga, une autre magicienne. L'humour est encore plus décapant car cette dernière a également une forte personnalité et sa doubleuse s'en donne à coeur joie avec ses rires mégalos.

Fiche Technique de Slayers Perfect
Auteur : Hajime Kanzaka

Réalisateurs :
Hiroshi Watanabe
Kazuo Yamazaki

Scénariste : Hajime Kanzaka
Character design : Takahiro Yoshimatsu Musique : Takayuki Hattori
Studio d'animation : J.C. Staff
Production : Bandai Visual

Doublages :
Megumi Hayashibara : Lina Inverse
Maria Kawamura : Naga the Serpent

Année : 1995
Genre : Heroic Fantasy / Humour
Classification Personnelle : Tous public
Voir aussi : Tales of Eternia, Ruin Explorer, Bakuretsu hunters, Louie the rune soldier

Résumé de Slayers Perfect

Alors que Lina se ballade gentillement en forêt, elle tombe sur une bande de voleurs qui veulent lui faire cracher un droit de passage. Malheureusement pour eux, elle n'en fait rapidement qu'une bouchée et va se payer une bouffe avec l'argent qu'elle leur a dérobé. Une dizaine d'assiettes plus tard, ils reviennent, amochés, avec une magicienne dont ils ont loué les services pour se débarrasser d'elle, Naga. Elles s'unissent rapidement pour leur mettre la raclée du siècle et découvrent sur eux des billets pour l'île de Mipros, réputée pour ses célèbres sources chaudes. Lina rêve nuit après nuit d'un curieux garçon avec l'épée de lumière, la réponse se trouve peut-être là bas...

Critique du film Slayers Perfect
Outre les trois saisons, Slayers compte également cinq films et deux séries de trois OAV. En France, trois OAV et un film, celui-là, ont été distribués en VHS par AK Video.

Slayers Perfect est donc le premier film de Slayers, sorti après la première série. Il faut savoir que dans les films et OAV, "l'équipe" diffère des séries puisque Lina n'est accompagnée que d'une seule personne, Naga, sa plus grande rivale mais également son amie. Chronologiquement, on peut placer ces spéciaux avant les séries.

Concernant le film à proprement parler, on y retrouve deux magiciennes, opportunistes, gaffeuses mais terriblement dangereuses et efficaces finalement. L'humour est aussi présent si ce n'est plus que dans la série. Les deux sorcières sont complémentaires, Naga est orgueilleuse, a finit sa croissance et aborde une poitrine outrancière mais elle a le dont pour les mettre dans des situations pour le moins ambarassantes comme lorsqu'elle créer un dragon de pierre qui vient s'écraser sur Mipros. Personnellement, je préfère leur duo à l'équipe Gourry, il faut dire aussi que la doubleuse de Naga est particulièrement excellente, prenant un accent de mépris et offrant à son personnage un rire mégalo qu'il est impossible d'oublier.

Maria Kawamura, qui double Naga, s'est imposée en interprétant des rôles sur Gunbuster, Sailor Moon S et Utena entre autres. Hiroshi Watanabe réalisera tous les films et OAV sur Slayers après avoir fait le même travail sur les OAV de Video Girl Aï. Quant à Hajime Kanzaka, après avoir créé Slayers, il se lancera dans la SF à travers Lost Universe, une série qui n'est pas sans rappeler Slayers sur plusieurs points mais qui ne trouvera pas vraiment son public. On peut également penser à une sorte d'homonyme entre le titre de cette série et l'héroïne de Slayers, Lina Inverse, Lost Universe...

Perfect nous fait voyager dans les bois, les villages, un château et même dans le passé. Finalement en une heure, on ne voit pas le temps passer, l'histoire est bonne, l'humour est corrosif, clin d'oeil à Lagos qui transformera notre Lina en écraseuse de raisin. Vraiment un bon film qui s'inscrit tout à fait dans la lignée de la série et saura convaincre ceux qui connaissent le pouvoir du "Dragon Slave".

Fiche Technique de Slayers Return
Auteur : Hajime Kanzaka
Réalisateur : Hiroshi Watanabe
Scénariste : Hajime Kanzaka
Character design : Takahiro Yoshimatsu Musique : Takayuki Hattori
Production : J.C. Staff

Doublages :
Megumi Hayashibara : Lina Inverse
Maria Kawamura : Naga the Serpent

Année : 1996
Genre : Heroic Fantasy / Humour
Classification Personnelle : Tous public
Voir aussi : Tales of Eternia, Ruin Explorer, Bakuretsu hunters, Louie the rune soldier

Résumé de Slayers Return

Lina et Naga sont tranquillement dans une taverne, en train de se battre pour le dernier morceau de viande. Rapidement, une explosion survient. C'est alors qu'une jeune fille tombe dans les bras de Lina. Son nom est Saleena, elle vient du village de Biaz, attaquée par des démons à la solde d'un certain Zein. Elle leur demande leur assistance pour se débarrasser de l'envahisseur et après leur avoir promis une compensation financière, elles décident de l'escorter.

Sur place, elle mettent une trampe aux démons et se font rapidement conduire au repaire du redouté Zein, une cabane dans les bois...

Critique du film Slayers Return
Slayers Return est une histoire toute simple tournant autour du trésor des elfes, pourtant, son traitement est exemplaire et l'on découvre rapidement un parfait dosage entre humour et aventure.

Attirée par un pactole dont elle a entendu parler, Lina va rapidement décider de se rendre au village, Naga va flairer quelque chose et lui collera aux basques. Le début du film est assez sérieux et la prestation de Saleena qui manie l'épée avec détermination est à souligner, ce n'est qu'un second rôle mais elle apporte réellement quelque chose à l'histoire. Par la suite, la rencontre avec Zein va être le moment idéal pour se bidonner un bon coup et amorcer la suite du film.

Mais à vrai dire, les situations sérieuses et les parodies de l'heroic fantasy se chevauchent sans jamais se faire de l'ombre. La qualité de la bande son n'y est sûrement pas étrangère puisqu'elle permet de s'immerger correctement dans l'histoire et de trépigner d'impatience quant aux prochains évenements.

Une série de mercenaires va rapidement faire son apparition, permettant d'accentuer les combats par la suite, on a donc également l'assurance de plusieurs confrontations avec des castes différentes, magiciens, guerriers, armes blanches, corps à corps. Vraiment, Return a été drôlement soigné.

Il y à boire et à manger dans ce film qui est sans nul doute le plus réussi du lot avec cette trame simpliste mais convenablement développée, ces personnages intéressants et attachants, l'agréable dosage aventure / comédie et les thèmes musicaux particulièrement réussis. Return pourrait servir d'exemple, de recette magique pour faire un bon film d'heroic fantasy. Se fixer une seule ligne directrice et l'exploiter à fond, développer chaque personnage qui intervient plus de cinq minutes dans l'histoire, créer une bande son en parfaite adéquation avec les scènes qu'elle couvre, proposer de la tension et des moments plus légers pour laisser souffler le spectateur. Que des choses qui semblent totalement logiques mais qui sont, en réalité, rarement réunies. Une vraie réussite, un pure concentré de Slayers.

Fiche Technique de Slayers Great
Auteur : Hajime Kanzaka
Réalisateur : Hiroshi Watanabe
Scénariste : Hajime Kanzaka
Character design : Takahiro Yoshimatsu Musique : Takayuki Hattori
Production : J.C. Staff

Doublages :
Megumi Hayashibara : Lina Inverse
Maria Kawamura : Naga the Serpent

Année : 1997
Genre : Heroic Fantasy / Humour
Classification Personnelle : Tous public
Voir aussi : Tales of Eternia, Ruin Explorer, Bakuretsu hunters, Louie the rune soldier

Résumé de Slayers Great

Lina et Naga se retrouvent à Stoner, ville spécialisée dans la confection de golems. Après avoir sauvé une paysanne qui se faisait charger par un taureau, Rya, nos deux sorcières s'invitent chez elle pour se remplir la panse et passer la nuit aux frais de la princesse. Là, Galia Einburg, son père, semble flasher sur Lina, c'est un concepteur de Golem reconnu dans la région qui veut la prendre comme modèle pour sa prochaine création. Au même moment, Haizen et Granion, les deux seigneurs du royaume, ennemis depuis longtemps, veulent profiter de la venue des deux magiciennes pour organiser un combat de golems géants. Alors que Galia Einburg commence à travailler sur son Golem, Haizen vient le convaincre de réaliser son golem pour contrer les plans de Granion.

Huey, le fils de Galia Einburg, flashe quant à lui sur Naga, c'est Granion qui va lui demander son aide pour réaliser son golem. A travers ces deux monstres de pierre, Lina et Naga sont bien décidés à tout faire pour remporter la victoire.

Critique du film Slayers Great
Moins porté sur l'humour que le film précédent, il faudra attendre le combat de golems de la dernière demi- heure pour retrouver l'humour si cher à la série. D'ici là, les blagues tombent à plat et l'histoire adopte un ton relativement sérieux, l'affrontement entre Lina et Naga à la nuit tombée est là pour nous le prouver.

L'histoire est intéressante mais fouillis finalement puisqu'on nous balance deux trames à l'arrivée. La crise d'adolescence de Huey qui s'affronte avec son père et les deux seigneurs qui se serviront de ses pions pour se faire une sorte de guerre froide. Malheureusement, aucun des deux fils conducteurs n'est exploité à fond, ce n'est pourtant pas la durée du film qui s'y opposait mais force est de constater que la première demi-heure est vraiment soporifique. Sans parler de Rya dont l'humour frôle le zéro absolue et dont la fonction ici se limite au rôle de faire-valoir, elle est mignone, pas drôle, trop présente, juste mignone, inutile donc.

Slayers Great n'est pas un échec sur toute la ligne, il a des qualités bien réelles mais s'adresse avant tout aux inconditionnels de Slayers pour qui un combat Lina vs Naga est une expérience obligatoire.

Fiche Technique de Slayers Gorgeous
Auteur : Hajime Kanzaka
Réalisateur : Hiroshi Watanabe
Scénariste : Hajime Kanzaka
Character design : Masahiro Aizawa
Musique : Takayuki Hattori
Production : J.C. Staff

Doublages :
Megumi Hayashibara : Lina Inverse
Maria Kawamura : Naga the Serpent

Année : 1998
Genre : Heroic Fantasy / Humour
Classification Personnelle : Tous public
Voir aussi : Tales of Eternia, Ruin Explorer, Bakuretsu hunters, Louie the rune soldier

Résumé de Slayers Gorgeous

Alors qu'elle se balladent gentillement dans un village, Lina et Naga constatent que, d'un seul coup, tous les gens rentrent chez eux et se barricadent. Elles vont rapidement en comprendre la raison puisqu'un dragon atterrit à une dizaine de mètres d'eux, suivis par sa maitresse. Un groupe de soldats intervient mais le dragon s'apprête à cracher du feu, c'est alors qu'il reçoit un sort en plein visage, envoyé par Lina. Ne cherchant pas la confrontation, la maîtresse des dragons se replie et Lina est invitée par Lord Calvert dans son château pour lui expliquer la situation.

Il lui explique que la maîtresse des dragons est en fait sa fille, Marlène, qui a décidé de se constituer une armée de dragons pour lui faire la guerre car il refusait de lui augmenter son argent de poche. Il continue son histoire mais Lina est déjà en train de partir, c'est alors qu'il lui propose une somme d'argent pour combattre à ses côtés. Dans la base de Marlène, la situation est sensiblement pareille avec Naga cette fois-ci.

Critique du film Slayers Gorgeous
A première vue, on pourrait penser à un remake du précédent film, Great, en fait, il y a un peu de ça, c'est vrai, mais en mieux. Lina et Naga vont encore servir des intérêts communs pour devoir s'affronter sur la fin mais un événement imprévu viendra pimenter un peu tout ça.

Gorgeous reprend donc les concepts de Great tels que le combat Lina vs Naga, moins impressionant ici mais également le combat familial entre le Lord et Marlène mais ici la sauce prend puisque ce sont les principaux intéressés, pas des sous-fifres de roi. De plus, l'humour est omniprésent et a su se renouveler par rapport aux précédents films. Enfin, c'est le premier film à mettre en scène les dragons finalement, on en parlait jusqu'alors mais on ne les voyait pas, ici c'est le cas. L'occasion de se souvenir de la réputation de Lina que lui a faite un proche concernant les dragons, son nom seul va ici être une force.

Lorgnant vers le précédent film mais sachant mieux utiliser les sujets précédemment développés, la copie dépasse l'original. On retrouve, condensés dans ce film, tous les thèmes chers à l'ambiance de Slayers et ce que l'on est en droit d'attendre d'un film d'heroic fantasy : humour, magie, aventure, rythme, personnages attachants, amitié... Tous ces ingrédients permettent donc à Gorgeous de réussir à être agréable et original et ce, après déjà plusieurs saisons, films et OAV comme quoi, Lina & Naga n'ont pas dit leur dernier mot.

Fiche Technique de Slayers Premium
Auteur : Hajime Kanzaka
Réalisateur : Junichi Sato
Scénariste : Junichi Sato
Character design : Tetsuya Kumagaya
Musique : Takayuki Hattori
Production : Hal Film Maker

Doublages :
Megumi Hayashibara : Lina Inverse
Yasunori Matsumoto : Gourry Gabriev
Hikaru Midorikawa : Zelgadis
Masami Suzuki : Amelia

Année : 2001
Genre : Heroic Fantasy / Humour
Classification Personnelle : Tous public
Voir aussi : Tales of Eternia, Ruin Explorer, Bakuretsu hunters, Louie the rune soldier

Résumé de Slayers Premium

Lina et Gourry se retrouvent, ensemble, à se battre pour savoir qui va avoir le privilège de déguster une pieuvre, la spécialité locale qui les a amenés à s'arrêter dans cet endroit bizarre. A coup de fourchettes, Gourry engouffre la bestiole avant que le cuisinier ne fasse irruption, affolé à l'idée que quelqu'un ait finalement mangé cette pieuvre. Ils ne tardent pas à comprendre rapidement la raison puisque Gourry se met à parler le language pieuvre.

Critique de Slayers Premium
Premium est donc le dernier film de Slayers, le plus court avec 30 minutes, le seul sans Naga mais aussi le plus mauvais, élément de réponse.

L'histoire aurait pu partir dans un trip bien barré à l'image des autres films mais le problème survient au niveau du traitement. En effet, l'action se déroule pour la moitié de l'histoire dans un bled où rien ne se passe, Xellos, Amelia et Zelgadis rejoignent "la team" au bout d'un quart d'heure mais ne font ici que de la figuration. Le scénario de base enfin, qui est quand même assez déjanté, est bizarrement traité avec sérieux et finalement, on ne s'amuse pas et j'irais même jusqu'a dire qu'on regarde sa montre, si si.

La faute ? Déjà à un staff modifié par rapport aux autres films, un chara design plus proche de Slayers Try et Saber Marionette mais surtout à un réalisateur capable d'insuffler de l'ennui dans une histoire de trente minutes, balaise le gars. On a même droit à un personnage qui pousse la chansonnette à un moment donné, une chanson mièvre histoire de boucher deux minutes et vendre du produit dérivé ensuite, c'est pas croyable. Quelques effets risibles sont utilisés tels qu'un bruitage Star Wars lorsque Gourry utilise son épée ainsi qu'un effet Matrix lorsqu'il évite les pieuvres, pouah, allez, j'arrête là.

Naga, parlons d'elle, souvent évoquée, jamais montrée. Non, pour être honnête, on doit la voir en caméo 30 secondes facilement en comptant son passage sur le générique de fin (lamentable cela dit en passant).

Voilà, vous l'avez compris, ce film est à chier pour tout un tas de raison. En reprenant le concept des pieuvres déjà présent dans le premier film, Slayers Perfect, la boucle est bouclée, d'accord mais la copie n'égale pas l'originale et Premium est un spectacle aussi vite vu qu'oublié, heureusement.

Fiche Technique de Slayers Spécial
Auteur : Hajime Kanzaka
Réalisateur : Hiroshi Watanabe
Scénariste : Hajime Kanzaka
Character design : Takahiro Yoshimatsu Musique : Takayuki Hattori
Studio d'animation : J.C. Staff
Production : Bandai Visual

Doublages :
Megumi Hayashibara : Lina Inverse
Maria Kawamura : Naga the Serpent

Année : 1996
Genre : Heroic Fantasy / Humour
Classification Personnelle : Tous public
Voir aussi : Tales of Eternia, Ruin Explorer, Bakuretsu hunters, Louie the rune soldier

Résumé de Slayers Spécial 1 - Le projet chimère

Le magicien Diol est sur le point de révéler son plan à Lina Inverse, il a l'intention de créer une chimère grâce à elle en la fusionnant avec un dragon pour créer un monstre redoutable. Bien entendu, elle n'a pas du tout l'intention de finir comme ça et lui met une gentille dérouillée mais il ne compte pas en rester là et sort son arme ultime pour kidnapper la magicienne : dix clones de Naga !

Critique de Slayers Spécial 1 - Le projet chimère
Slayers spécial est la seconde série d'OAV contant trois épisodes de trente minutes, distribués chez nous à l'époque de la VHS par AK Video.

Cette OAV est donc consacrée au personnage sexy de Naga puisque Lina va rapidement se faire kidnapper et dormir une bonne partie de l'épisode. Sa courte durée de vie est cependant suffisante pour instaurer un scénario déjantée et quelques scènes d'anthologie comme le concours de "rire qui provient d'un sentiment de superiorité" de Naga entre elle et ses clones.

Une bonne histoire sans temps morts où tous les petits travers de Naga sont exploités comme son accoutrement pour le moins léger et son attachement à Lina puisque finalement, elle fera tout pour la retrouver même si sa motivation semble plus primaire. Une histoire bien fun !

Résumé de Slayers Spécial 2 - Jeffrey le chevalier

Lina et Naga sont engagées pour faire du baby sitting. La mère de Jeffrey, un adolescent mytho qui se prend pour un chevalier, leur confie son fils pour en faire un vrai warrior mais gare à ne pas en dire du mal sinon elle apparaîtra de nulle part pour vous corriger.

Critique de Slayers Spécial 2 - Jeffrey le chevalier
Cette OAV est très répétitive et les blagues sont hyper lourdes. En gros, Jeffrey est une sorte de Pierre Richard, cliché du gaffeur incapable de faire deux pas sans tomber. A chaque confrontation, il se la pète à mort, trébuche et tombe, son ennemi l'insulte alors, sa mère intervient de nulle part et le frappe.

Ce n'est ni drôle, ni distrayant, ni subtil, vraiment une grosse bouse. Seul point positif, ça ne dure que trente minutes, ouf !

Résumé de Slayers Spécial 3 - Miroir oh miroir

La légende parle d'un miroir magique disposant d'un pouvoir incommensurable mais inconnu des sages. Des plans permettant de percer ces secrets existent mais ils ont été dérobés par un certain Lagan en même temps que le miroir. C'est ainsi que l'association des magiciens promet une récompense de 200 pièces d'or pour la restitution des objets et du traitre. Lina et Naga sont sur le coup.

Critique de Slayers Spécial 3 - Mirroir oh miroir
On a gardé le meilleur pour la fin. Cette OAV est dans la continuité de la première mais en plus ambitieux et plus humoristique. On retrouve le concept de clonage à travers le miroir sauf qu'ici, Lina et Naga vont être clonées pour donner comme résultat des personnes aux mentalités totalement paradoxales, pacifistes et peureuses. Leur plus grand ennemi finalement puisqu'elle devront affronter une sorte de voix intérieur leur demandant de ne pas recourir à la violence et privilégier le dialogue. La Lina cloner nous apparait comme une parodie de Shojo, une sorte de Belldandy avec des étoiles dans les yeux et toujours en train de pleurer. Quant au clone de Naga, il s'agira d'un personnage peureux et réservé.

Cette OAV est également plus soignée que les deux autres à travers les différents thèmes musicaux qui surviennent durant l'histoire. On a l'occasion d'assister à une belle bourde de Lina en brûlant la forêt qui n'est pas sans rappeler la destruction de Mipros par Naga dans le film Slayers Perfect. Comme pour le premier OAV, le scénario n'est pas des plus complexes et permet de faire le tour de l'intrigue dans la durée impartie par le format. Pas de temps morts mais encore plus d'humour pour un résultat excellent.

Naga apparaît au fil des OAV comme la plus grande rivale de Lina, une réflexion de cette dernière est même glissée dans le second OAV. Elles pourraient être ennemies, mais se servent de leurs différences comme d'une complémentarité et leur pouvoirs mis en commun garantissent des combats qui ne manquent pas de patate, je suis définitivement un aficionado de leur tandem.

Finalement, ces trois OAV s'en tirent bien, même si le second est une pure bouse, les deux autres rattrapent bien la sauce et offrent une heure de détente en compagnie de nos deux sorcières préférées, Dilu Brenda !

Blood, le 6 Novembre 2002

DVD
Slayers - 34,99€
Next - 34,99€
Try - 34.99€
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Slayer Presentation
Slayers World

Anime Inverse est copyright 2002-2008 Blood. Tous droits réservés, reproduction totale ou partielle interdite sans accord avec l'auteur. Les anime/manga cités sont copyright de leurs propriétaires respectifs.