La préhistoire de l'informatique, ce sont les années 80. En France cela se traduit par l'éclosion de nombreuses petites sociétés qui profitent d'un marché naissant et fleurissant. En 1986, les machines 8 bits prédominent le marché français grâce à des prix très agressifs et aussi ,et surtout, à la quantité de logiciels proposés. L'Amstrad CPC et le Commodore 64 en sont les grands gagnants. En juillet de cette même année, le premier journal informatique sur disquette "FLOOPY" sort sur C64. En 6 semaines on compte déjà plus de 1000 abonnés. Devant le succès en Septembre 87, une version Atari est lancée, comportant utilitaires, news, des dessins, des tests de jeux, des astuces... A l'origine de ce canard on trouve deux personnes : Marc Fajal et Michel Centelles aidés par l'ANVAR un organisme qui distribue des aides financières à l'innovation, c'est le début d'une aventure qui s'appellera Infomédia.
I - Les débuts difficiles
Basée à Perpignan, la jeune société connait des débuts difficiles. Marc Fajal tannent son ami Michel d'abandonner l'armée et sa carriére de pilote pour se lancer dans l'aventure. Entre temps, il faut vivre. Le magasin MicroVidéo tenu par Marc est un des rares magasins basé à Perpignan où l'on peut s'approvisionner en matériel informatique et en logiciel. "A part les grandes surfaces, il y a peu de revendeurs de matériels informatiques et de logiciels en Province. Même quand cela existe, c'est souvent impossible de trouver un logiciel annoncé dans la presse car la distribution y est souvent , pour le moins , surprenante et aléatoire y compris à Perpignan" explique Marc.
M.Centelles : "En 1986 Infomédia déposait un brevet du premier journal informatique sur disquette (une idée de Marc si je me souviens bien) développé sur C64 par Jean-Marc Cazale et Amstrad CPC par Hervé Hubert avec une collaboration importante de Jean-Marc Grignon ( dessins, design musiques)........ Demande à la commission paritaire de diffuser Floopy en kiosque à journaux.. et Là, réponse folle : « nous n'avons pas de magnétoscope pour visualiser votre cassette !!! » (c'était une disquette 5 pouces 1/4)."
JMG : "J'ai donc conçu le titre, logo et "habillage graphique" du journal en partant d'un titre plus "flashy" : FLOOPY (par analogie avec floppy disc) en gardant l'image d'un canard débonnaire et à lunettes (les 2 OO de FLOOPY)."
Six mois de galère puis en décembre 1987, l'idée de faire un jeu d'aventure français, sur le tout nouveau marché des ordinateurs 16 bits, prend naissance, le jeu s'appellera "Explora".
II - La naissance d' Explora
Fabiem Begom, 19 ans, premier prix des beaux arts de Perpignan leur présente un scénario de Patrick De Mozas, mieu il apporte ces talents d'infographiste. Il lui faudra 6 à 8 heures de travail avec Degas Elite pour faire un dessin et il y en a 75 dans "Explora". Entre temps, Michel franchit alors le pas et se lance dans l'aventure. "J'étais d'ailleurs encore à l'armée, raconte Michel, lorsque nous avons créé Infomédia. J'ai quitté l'armée début Janvier 1988 ..et le lendemain j'étais à Infomédia. Nous étions tous deux passionnés et nous avons passé en 1985 des heures, des nuits au téléphone (lui à Perpignan, moi à Salon de Provence) pour résoudre l'énigme du Jeu EUREKA sur Commodore 64 pour gagner... rien du tout, c'était une arnaque !! Le contexte informatique de 1986 n'était pas encore vraiment en plein essor...Nous sentions malgré tout qu'il y avait quelque chose à faire.". La boutique l'après midi, la création-galére le soir , cela durera 6 mois le temps de la création du premier soft.
Jean Marc Cazalé , programmeur de la version Amiga nous explique : "Ce fut à ce moment là, qu'après quelques réunions on décida de créer un jeu d'aventure, graphique (n'oublions pas qu'à l'époque les jeux d'aventures étaient à 90% en mode texte, et ceux qui avaient des graphismes se contentaient de vignettes et n'étaient pas du tout interactif). Le scénario a été pondu en une semaine, fabien commença à travailler sur les visuels, et hervé et moi-même nous nous sommes attaqué à la programmation du jeu : organigramme, et création de toutes les routines utiles et programmation du moteur graphique".
Le jeu sera accompagné par un concours dont le premier prix est un voyage en Egypte.
"Pourquoi un concours ?? peut être parce que j'ai tellement passé de temps sur le jeu Euréka et que je me suis sentis si floué, raconte Michel, que je voulais un vrai concours qu'on pouvait réussir. Il faut dire que pour Eureka personne n'a résolu l'énigme pour une raison simple : elle était malhonnetement pas résoluble! logique mais... scandaleux... en tout nous avons distribué 8 prix et 3 lots de consolations".
"Quand on y pense, avouent Michel et Marc, c'est sûr nous ne le referions pas. Vous comprenez, notre sigle Infomédia n'était connu de personne puisque nous n'avions encore rien produit. Tous les achats de boîtes, disquettes, papier, etc ont dû être faits cash car les banques n'étaient pas prêtes à nous avancer les fonds. Bref, il a fallu puiser dans nos réserves personnelles et au delà..."
Esquisse de la jaquette d'Explora par JMG
"Le projet Explora devait donner un souffle nouveau à Infomedia, raconte Jean Marc Grignon, pour l'orienter davantage vers la création de jeux: on me confiait encore les musiques et parfois la jaquette.Techniques variables suivant les projets : L'intro d'Explora I échantillonnée à partir d'une bande son enregistrée sur un magnétophone 8 pistes et, plus tard les compositions de musiques sur les 4 voies de l'Amiga d'abord avec "Sonix" puis très vite sur "soundtracker" (qui était plus un séquenceur qu'un éditeur de partition); l'adaptation se faisant vers l'Atari ST en perdant une voie au passage (il fallait donc anticiper et prévoir une voix "décorative" mais pas indispensable)".
Concernant le sous titre "Time Run" : "Il me semble que c'est l'éditeur anglais Psygnosis qui pour le marché anglo-saxon a dû évoquer ce titre comme version anglaise...donc j'ai conçu la bande annonce musicale(jingle) avec ce titre qui a été repris en sous-titre dans la version française. Par la suite, la version anglaise est finalement sortie sous le nom Chrono quest "
De la bouche de Michel Centelles : "Quand toute l'équipe a vu la première planche de Fabien, nous sommes tous restés... sans voix. Fabuleux, du jamais vu, surtout par rapport à tous les jeux existants. Jean-Marc Cazale et Hervé Hubert élaboraient l'interface graphique inédite. Il fallait gérer des programmeurs sous pression, un graphiste qui portait un nouveau dessin tous les 2 jours, Marc qui faisait les cents pas et qui me mettait la pression, et nos rendez-vous avec le banquier qui devait nous suivre à tout prix et a qui il fallait faire comprendre l'enjeu lui qui découvrait dans son bureau un PC avec écran monochrome !! Nos voyages à Paris pour les Préviews, pour mettre la pression aux médias..
Toutes les revues de l'époque nous ont soutenu... évidemment, une petite structure comme la nôtre..
Marc et moi passions nos soirées à « Débugger », et le lendemain matin j'avais la lourde tâche d'annoncer à JM et Hervé tous les bugs !! Marc ne s'y risquait pas... Le scénario final n'avait plus grand chose à voir avec le 1er."
Marc Fajal, Hervé Hubert et Fabien Begom
"Dire que pendant cette période nous avons travaillé pendant 16 à 17 heures par jour n'est pas exagéré. D'un côté il y avait un investissement financier important de l'ordre de 500 000 Frs (environ 76 331€), et de l'autre un investissement de temps et de travail qu'on ne se fera jamais remboursé! Quand on a présenté le produit à Yvan Corriat, patron de 16-32, il était entiérement fini, notices et boites comprises. Il n'avait donc qu'à s'occuper de la distribution, du marketing et de la promotion du produit.... et cela a marché!".
Six mois après le lancement du jeu, on évalue à 9000/10000 exemplaires vendu rien que sur Atari. Un succès considérable quand on pense au parc des Atari et au prix du jeux (300 Frs soit 45 €). Dans les pays anglophone le jeu c'est bien vendu aussi sous le nom de Chrono Quest avec des modifications plus ou moins importantes. Par exemple, certains distributeurs en regardant la boite à l'envers, la trouvaient trop ... suggestive, il a donc fallu modifier le packaging.
III - La continuité
Etant donné le succès du premier volet, 16-32 diffusion qui distribuait notamment Lankhor et Psygnosis, commande rapidement une suite en leur apportant les moyens nécessaires qui faisait défaut à la jeune société.
Michel Centelles et Marc Fajal lors de la remise de l'AS d'or 89 du meilleur jeu pour Explora II
Fini donc les déboires des premiers mois et place à un développement plus serein. Nettement plus facile à faire, selon Marc Fajal "Parce que le problème du scénario était à peu près réglé, la trame du voyage dans le temps pouvait être reprise et parce que nous savions quelles seraient les étapes de la réalisation et les impératifs techniques à respecter. Et aussi parce qu'une équipe de programmeurs a pu s'y mettre à plein temps compte tenu des accords passés avec 16-32." Outre la simplification des actions, Explora II comporte des voix digitalisés. Cinq comédien du théâtre de la rencontre ont prêté leur voix et leur talent pour incarner 8 personnages du jeu. En tout une centaine de nouveaux écrans graphiques pour cette nouvelle aventure, toujours signé Fabiem begom. L'ergonomie a aussi était améliorée et les écrans sont plus animés. Une musique envoûtante et très épique, toujours signé JM Grignon, vous plongera directement dans l'ambiance. Le succès sera au rendez vous puisque le jeu remportera l'As d'or 89 du meilleur jeu lors du 4ème festival international des jeux à Cannes.
de gauche à droite : Hervé Hubert, Jean Marc Grignon et Jean Marc Cazalé
Puis suivra cette même année avec autant de succès, RockStar. Le jeu entièrement conçu par Jean Marc Grignon (scénario, graphismes, musiques ) vous met dans la peau d'un producteur qui doit tout faire pour que son poulain devienne une star. Le jeu était accompagné d'un concours avec de nombreux lots mais aussi une cassette audio chose assez rare à l'époque. Un clip vidéo et un CD musical ont même été réalisés principalement pour la promotion du jeu.
"Au début de l'été, 1988, raconte JM Grignon, devant le succès d'Explora je me permettais de proposer aux boss un projet de jeu tournant autour du monde du Rock et associant musiques, simulation économique et dialogues "psychologiques" avec l'idée d'offrir au client une cassette des musiques (voire un CD pour la promo). A la fin de l'été une ébauche de scénario était prête. Projet ambitieux donc...qui devait durer quelques semaines et tenir sur 2 disquettes et qui dura plus d'un an et demi et prit 4 disquettes! Les distributeurs du produit demandant toujours plus de possibilités (par exemple:à l'origine le jeu devait se jouer contre l'ordinateur mais ils demandèrent qu'on puisse se mesurer entre copains) et le scénario s'étoffant au fur et à mesure."
Rockstar a fait la couverture du Joystick n°3
"Le va-et-vient était permanent entre les programmeurs (talentueux mais surmenés) J-Marc Cazalé sur Amiga (Programmant aussi en même temps Explora III) et Laurent Ramon sur ST. En parallèle je créais 8 ou 9 chansons (assez variées pour choisir son style et assez courtes pour ne pas rendre la phase arcade ennuyeuse) d'abord enregistrées sur 8 pistes puis retranscrites sur Amiga puis ST."
La sortie d'Explora III en 1990, donnera un sentiment plus mitigé sans doute faute d'un scénario abouti et par manque de temps, fini les digitalisations vocales ou les graphismes 32 couleurs de l'Amiga, le voyage temporelle est aussi ici secondaire et moins bien mis en scènes que sur le second volet. Les graphismes toujours aussi fins, les musiques d'Evens Salies et le savoir faire d'Infomédia permettront néanmoins au jeu d'avoir une durée de vie descente. "Les graphismes et le code étant beaucoup plus importants que la zik, raconte Evens Salies, chaque module ne devait pas dépasser 40 ko octets sur Amiga. Ce n'était pas trop court étant donné que le jeux conduisait le héro à changer de lieu et donc de musique assez souvent. Les musiques étaient néanmoins plus longues sur Atari ST car j'utilisais des instruments en 'chip tune'. Je les avais composées avec le logiciel Hyper Sounds. Les instruments étaient plus 'noisy' que les 'sample' IFF de l'Amiga ! Ca fait 15 ans que je n'ai pas reécouté les ziks Atari ST d'Explora III. A l'époque, je rentrais les notes de chaque séquence directement à partir du clavier de l'ordinateur. Bien qu'un peu fastidieuse, cette façon de travailler m'a permis de boucler les musiques en un mois (juillet 1990). Mon matériel était insuffisant. Néanmoins j'étais créatif et pas cher !"
IV - Le changement de cap
Viennent ensuite les revers pour la société car malgré l'avancement du développement du jeu "Cars" celui-ci ne verra jamais le jour. Le marché subit de brusque changement et une chute des ventes liée en partie au piratage, à l'arrivée de nouvelles consoles (mégadrive, Pc Engine... ) et la monté fulgurante du PC annonçent la fin du régne des 16 bits. Le marché Amiga/ST meurt peu à peu. L'Amiga 1200 et le Falcon, les 2 machines de luxe de Commodore et d'Atari, n'y changeront rien. Infomédia se recentre sur des développements applicatifs divers avant de fermer définitivement ces portes en 2000. Elle ne sera pas la seule à subir les lois de ce nouveau marché puisqu'en décembre 2001, Lankhor disparaitra également ainsi que Delphine Software en 2002. La fin d'une époque...
L'équipe d'Infomédia en 1988
Mes remerciements à JM Cazalé sans qui ce dossier n'aurait jamais vu le jour, Jean Marc Grignon (jamais à cours de documents et d'expliquations!!), Michel Centelles pour sa patience et sa disponibilité, Evens Salies et toute l'équipe d'Infomédia pour m'avoir aidé très largement à l'élaboration de ce dossier.
Premier prix des beaux arts de Perpignan à 19 ans, Fabien travaille d'abord comme pigiste chez Infomédia et ne fait pas partie de l'équipe de salarié tout comme Jean-Marc Grignon. Il apporte alors son talent à la société sur Explora, puis sera le graphiste attitré et "unique" de l'ensemble de la trilogie.
Il travaille maintenant dans la réalisation audiovisuelle.
Après un cursus dans l'électronique, il rencontre 2 passionnés de l'informatique comme lui : Hervé Hubert et Bernard Larquey. Ils intégrent alors ensemble en tant que programmeurs une boîte appelée Hexaméron près de Perpignan afin de développer un jeu de rôle sur Apple : Prophecy (largement inspiré de Wizardry) ... Jeu qui ne se vendit jamais, ou très peu...
En 1986 comme Hexaméron était sur le déclin, il intégre la jeune société Infomédia en tant que programmeur toujours avec son ami Hervé Hubert. Il maitrise déjà parfaitement l'Amiga, machine pourtant récente à cette époque. Il travaille dans un premier temps sur un journal informatique FLOOPY sur C64, Amiga et ST. Puis c'est le succès avec Explora, il sera dès lors le seul programmeur Amiga de tous les jeux de la société.
Aujourd'hui il travaille toujours dans l'informatique et développe maintenant des applications multimédia ainsi que des jeux à titre personnel.
Abandonnant sa carriére militaire en 1988 pour se lancer dans la toute nouvelle société créée par son ami Marc Fajal, il en sera le directeur commercial et un des piliers d' Infomédia. Il participera à tous les jeux de la grande époque : Explora, Explora 2, Rockstar.
En 1990, un peu avant la sortie d'Explora III, il cedera ses parts de la société et la quittera en 1990 bien avant son changement de créneau. Une page de l'histoire micro ludique sera définitivement tournée...
Il travaille maintenant dans la gestion de patrimoine immobilier.
Né le 31 août 1944 à Ashford, Angleterre, Fils de militaire, Roger Dean va suivre son père dans ses déplacements dans d'autre pays avant de revenir au royaume uni en 1959. Il signa les pochettes de deux groupes de Rock dans les années 70, Asia et Yes. Son style très particulier prenant place dans des univers où la nature hostile semble indiquer que l'homme n'existe plus (ou pas encore) lui permettra, la décennie suivante, d'entrer en contact avec le jeune studio de production, Psygnosis. Il aura comme tache de concevoir le logo et la police de caractère de l'éditeur avant de se voir confier un grand nombre d'illustrations. Nous lui devons les jaquettes de Brattacas, Barbarian, Chrono Quest (version internationale d'Explora), Terrorpods, Obliterator, les deux Premiers Shadow of the Beast ainsi qu'Aquaventura.
1992 - Aquaventura (Psygnosis) : Illustrateur
1990 - Shadow Of The Beast II (Reflections) : Illustrateur
En 1985, Marc Fajal tiens une boutique d'informatique MicroVidéo basé à Perpignan. Il décide alors de lancer le premier journal informatique sur disquette FLOPPY sur C64, CPC puis Amiga. En juillet 1986 il fonde Infomédia puis son ami du lycée Michel Centelles le rejoindra en février 1988.
Après la fermeture d'Infomédia en 2000, il fondera la société MEDIALLIANCES qu'il co-gère depuis 2001.
Après une formation musicale classique, Jean-Marc Grignon, professeur des écoles s'est empressé de jouer sur des amplis Marshall et autres stratocasters dans un groupe de Rock symphonique (à échelle locale) à la fin des années 70; puis création d'un home-studio d'enregistrement 8 pistes au début des années 80 pour pouvoir faire des expériences de création musicale.
En 1985 c'est tout naturellement qu'il s'est proposé pour composer les musiques d'un jeu de rôle sur Apple que voulait créer une bande de copains de Perpignan (hexameron) en compagnie de son complice Jean-Michel Baudequin, étudiant en robotique à l'époque et passionné de programmation sur Commodore64 (celui-ci a sévi ensuite chez Cobrasoft, filiale d'Infogrames,et puis a quitté la micro-informatique ludique du jeu pour l'informatique plus "sérieuse"). Le projet n'aboutit pas vraiment , mais cela permit de se mettre en contact avec Jean-Marc Cazalé et Marc Fajal, futurs piliers d'Infomedia.
Il a réalisé les graphismes de Ripoux sur ST pour Cobrasoft; Puis dessine la jaquette d'Explora et en compose la partition musicale. Succès oblige, il revient sur Explora II en composant une mélodie inoubliable. Finalement il crée de bout en bout un jeu dans l'univers musical, Rock Star - I wanna be... le dernier jeu populaire d'Infomédia.
Le spécialiste de l'Atari ST d' Infomédia, il a fait ses premières armes sur Apple II et Amstrad, son surnom dans le milieu était Véga. Il intégre la société en 1986, en même temps que ses amis Jean-Marc Cazalé et Bernard Larquey. On lui doit toutes les adaptations ST d'Explora.
Hervé Hubert nous a quitté un soir de déprime. Toutes nos pensées sont pour sa famille et ses amis.
Il débute comme illustrateur en dessinant notamment la jaquette d'Explora 2, puis il intégre Lankhor où il sera pratiquement de toutes les aventures de Maupiti Island sur PC à Vroom puis le renouveau avec la 3D sur les simulations de F1.
Il est notamment le graphiste du très célèbre et très attendu Soukiya qui ne sortira finalement jamais... la frustration totale pour bon nombre de joueur tant les reviews et gfx étaient prometteur (cf son site), il travaillera aussi sur une version 3D de Soukiya qui subira le même sort.
Il restera jusqu'à la fermeture de Lankhor en 2000.
Après des études d'art, Stéphane Polard réalisera des illustrations de roman policier et d'Espionnage durant deux années aux éditions Fleuve Noir. C'est en 1988 qu'il entre par la petite porte dans le monde du jeu vidéo en réalisant l'illustration d'Explora II. De 1990 à 2000, il rejoindra Lankhor et travaillera sur les graphismes de certains jeux tel que la version PC de Maupiti Island et Sukiya. Durant la même période, il deviendra l'illustrateur maison de l'éditeur en réalisant la plupart des jaquettes, on lui doit Sdaw, La Secte Noire, Alive, La Crypte des Maudits, Infernal House, Mokowe, Outzone, Le Trésor d'Ali Gator et Warm Up !
2000 - Warm up (Lankhor) : Graphiste
1999 - Official Formula 1 Racing (Lankhor) : Graphiste
Il n'était pas programmeur professionnel mais faisait du free-lance, il faisait alors ses études en marketing, managing à la fac de Perpignan et programmait pour le fun. Il propose alors à Infomédia un jeu qui aurait du être un nouveau Rock Star mais dans le domaine automobile. Entièrement imaginé, dessiné et programmé sur ST par lui, le jeu ne verra malheureusement pas le jour à cause d'une mauvaise conjoncture économique et malgré de nombreuses previews parues dans les magazines d'époques.
Pour lui tout a commencé sur ZX81 à l'âge de 12-13 ans. Puis sur Amstrad, etc. Jusqu'au premier Amiga 1000 en 1987. Enfin il est passé à l'assembleur 68000 sur Amiga 500. Son aventure chez Infomédia n'a duré que le temps d' Explora III alors qu'il composait sous le pseudo Ulrick pour un groupe de 'demo makers' (IRIS) sous Soundtracker.
Il est maintenant chercheur à l'Observatoire Français des Conjonctures Economiques, devrait nous faire de nouvelles musiques sur Renoise et code toujours, mais des programmes de calcul statistiques pour son job.
Le jeu phare d' Infomédia, celui où tout à commencer pour la jeune société de Perpignan. Explora est avant tout une prouesse pour 1987, dans un contexte où la majorité des jeux d'aventure en vue subjective étaient en anglais et les capacités des machines Amiga, ST sous-exploitées. Il apportera une plus grande souplesse d'action par rapport aux jeux d'aventure de l'époque, même si la profusion d'icônes le desservira aussi.
Personnellement mon jeu préfèré de la trilogie d'Infomédia. Explora II, réussi la prouesse d'être meilleur que son ainé. Les graphismes sont toujours aussi beaux, les époques visités, personnages sont plus nombreux et plus variés et les actions sont réduites au minimum. Et sommum il propose des buitages et voix digitalisés à partir d'une troupe de comédien. Ce jeu reçu de nombreuses récompenses dont l'As d'Or du jeu vidéo 1989.
Un jeu complètement à part de ce qui se faisait à l'époque et quasi unique dans le domaine de la simulation économique. Créer entièrement par Jean Marc Grignon (sauf pour la programmation), Rock Star est un précursseur des émissions Pop Star et autres Star'Ac. Vous deviez endosser le costume d'un chercheur de nouveaux talents : auditionner les inconnus, enregistrer un disques, gérer leur carrière, les tournées, arrosez la presse locale...
Conçu par Laurent Ramon, ce jeu de simulation/gestion automobile devait sortir chez Infomédia en 1990 mais ne vit malheureusement jamais l'étalage du revendeur à cause d'une conjoncture maurose. Il existe néanmoins en version béta jouable à 40% du développement, cette version est disponible avec l'accord de son auteur.
Explora III est malheureusement le moins bon volet de la série. Les graphismes restent toujours aussi beau mais les bruitages ont été mis de côtés, exit aussi les digits vocales et encore plus grave le voyage temporelle est quasi absent de l'aventure...un comble pour un jeu qui est censé vous faire visiter différentes époques.
Alone in the Past ?
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