Rick Dangerous

Test de la version : Atari ST
Autres Supports : Amiga, Amstrad CPC, C64, MSX, PC DOS, ZX Spectrum
Développeur : Core Design
Editeur : Firebird
Année : 1989
Langue : Anglais
Genre : Plates-Formes
Jeux similaires : Gold of the Aztecs - Hudson Hawk - Impossamole - Pitfall : The Mayan Adventure - Rick Dangerous II - Switchblade
Classification Personnelle : Tous publics


Rick Dangerous est un peu le mario du jeu micro, un jeu de plates-formes à première vue tout mimi, tout gentil mais qui se révèle être une succession de pièges mortels au final. Retour sur un mythe.

Rick Dangerous est agent de sa très gracieuse majesté mais également un grand collectionneur de timbres. Aujourd'hui, c'est en charmante compagnie qu'il attend un homme devant lui remettre une carte du temple sacré de Goolu. Pris de court par un autre acquéreur potentiel, Rick doit fuir à bord d'un avion et se crache en pleine jungle. Quelques coups de machette plus tard, Rick aperçoit le temple mais à peine entré, il déclenche un piège et doit courir pour sauver sa vie.


Laissez la momie faire son travail...
Rick Dangerous fit les beaux jours de Core Design. Développé sur Atari ST puis ensuite, porté sur tous les micros du moment, 8 bits compris, un seul homme se cache derrière son développement, Simon Phipps. Par la suite, il réalisera également la suite ainsi que le premier Switchblade et Wolfchild.

Le jeu commence juste après la BD fournie avec le jeu, un rocher dévale une pente et à nous de courir pour ne pas finir écrasé comme un crêpe. Un clin d'oeil, bien entendu, à l'intro des Aventuriers de l'Arche Perdue qui se poursuit durant le jeu puisque Rick Dangerous est un hommage à Indiana Jones. Ce petit aventurier haut comme trois pommes dans un style Super Deformed ne sera pas totalement démunit face à des environnements hostiles puisqu'il dispose d'un revolver, de dynamite et d'un grand bâton.


Ne pleurez plus, Rick est là pour vous sauver !
Le titre propose un scrolling multi-directionnel où chaque écran regorge de pièges qu'il faudra bien entendu éviter ainsi que d'autochtones qui protègent leurs trésors. L'essentiel du jeu consistera à connaître par coeur l'emplacement de chaque piège et le moyen de l'éviter. Il faudra également gérer les sauts au pixel près, tout ce qui a fait le succès d'un autre jeu quelques mois plus tard, Prince of Persia.

Après l'Amazonie, les aventures de Rick vont se poursuivre en Egypte et dans une base nazie durant les deux derniers niveaux. Il faudra cette fois ci faire face à des chiens de garde et sauver des soldats fait prisonnier.

Rick Dangerous bénéficie d'une bonne réalisation sans pour autant casser la baraque. Le jeu n'est pas en plein écran, le graphisme est détaillé mais la palette de couleurs est très restreinte, même pour l'Atari. Une musique sympatoche signée Ben Daglish (Super Cars, Switchblade...) nous accueil dans le jeu pour laisser place à des bruitages de bonnes factures par la suite comme des hurlements exagérés pour notifier de la mort d'un personnage. L'animation est convaincante et la prise en main est simple et rapide. Avec un seul bouton, Rick peut attraper un objet, tirer avec son arme, utiliser le bâton et enfin, poser une dynamite sans pour autant rendre les commandes confuses, en terme de jouabilité, Rick à parfaitement exploité les joystick à un bouton proposés sur micro.


Vous venez de rater votre infiltration dans la base secrète...
Rick n'est pas un jeu disposant d'une grosse durée de vie mais le niveau de difficulté est élevé puisque l'on doit connaître chaque piège par coeur. Comme pour encourager le joueur à persévérer, son auteur lui a insufflé une énergie nouvelle dans ce type de jeu, quelque chose de très simple finalement, de l'humour. Le design utilisé dans la représentation des personnages est donc du Super Deformed, un style très prisé notamment au Japon (notamment dans les RPG) rendant les individus court sur pattes. Le jeu adopte ainsi un cachet tout mignon dans cet univers où la mort guète à chaque faux pas. Lorsque Rick perd une vie, il hurle tout en remuant ces petits bras boudiner et en sautant vers l'écran. Lorsqu'il court, vu sa taille, il enchaîne les petits pas de manière frénétique. Le résultat est aussi mignon et amusant que sur New Zealand Story par exemple.

Aucune différence avec la version Amiga


Pour :

+ Marant
+ Originalité des pièges
+ Bonne réalisation

Contre :

- Linéaire
- Trop dur

Intérêt Général :16/ 20

Jouez-la Indy !
Rick Dangerous est un jeu offrant un challenge élevé, digne représentant d'une époque où les jeux étaient très linéaires. Il apporte avec un lui, un humour rafraîchissant ainsi qu'une réalisation qui, sans être époustouflante, permet de se mettre rapidement dans le bain et de saisir le concept très facilement. Un classique du jeu vidéo qui permit à Core Design de connaître son plus grand succès sept années plus tard avec Tomb Raider, développé autour du même concept, décidément inépuisable.

Blood, le 21 avril 2005


Liens

Manuel [Taille : 466.64 Ko]

Version Amiga - Tosec [Taille : 381.54 Ko]

Version Atari ST - Tosec [Taille : 301.83 Ko]

Ben Daglish
Ben Daglish est un compositeur ayant fait ces armes sur C64 et ZX Spectrum. Il se fera remarquer en co-réalisant la bande son du célèbre Last Ninja avant de rejoindre Simon Phipps sur les deux Rick Dangerous. Il continuera a travailler avec l'éditeur Gremlin Graphics au travers de Motor Massacre et Switchblade avant de composer la musique d'intro d'un célèbre jeu de voiture, Super Cars.
  • 1990 - Super Cars (Magnetic Fields) : Compositeur
  • 1990 - Rick Dangerous II (Core Design) : Compositeur
  • 1989 - Switchblade (Core Design) : Compositeur
  • 1989 - Rick Dangerous (Core Design) : Compositeur
  • 1989 - Continental Circus (Teque) : Compositeur
  • 1988 - Pac-Mania (Teque) : Compositeur
  • 1988 - Northstar (Gremlin Graphics) : Compositeur
  • 1988 - Motor Massacre (Gray Matter) : Compositeur
  • 1988 - Heroes of the Lance (Strategic Simulations, Inc.) : Compositeur
  • 1987 - Rampage (Software Studios) : Compositeur
  • 1987 - Last Ninja, the (System 3) : Compositeur
  • 1985 - Gauntlet (Gremlin Graphics) : Compositeur
Simon Phipps
Simon Phipps s'est révélé au public en réalisant les deux épisodes de Rick Dangerous. Il continua a travailler pour Core Design avant de rejoindre l'équipe de Middway sur les deux Shadowman en la qualité de graphiste mais également, de doubleur. Aujourd'hui, il continue à travailler dans le secteur du jeu vidéo, notamment pour Electronic Arts sur la licence d'Harry Potter.
  • 1999 - Shadow Man (Acclaim) : Graphiste
  • 1994 - Dragonstone (Core Design) : Graphiste
  • 1992 - Wolfchild (Core Design) : Auteur
  • 1990 - Rick Dangerous II (Core Design) : Auteur
  • 1989 - Switchblade (Core Design) : Auteur
  • 1989 - Rick Dangerous (Core Design) : Auteur

Cette solution a été réalisée pour le site Alone in the Past ? et son élaboration a demandée du temps, aussi bien pour sa précision que pour les captures d'écran. Par respect pour notre travail, merci de ne pas la proposer chez un confrère sans notre autorisation.


Au niveau trois, vous rencontrerez un passage très difficile qui ne peut se passer que d'une seule façon : Exemple

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