Laissez la momie faire son travail...
|
Rick Dangerous fit les beaux jours de
Core Design. Développé sur Atari ST puis ensuite, porté sur tous les micros du moment, 8 bits compris, un seul homme se cache derrière son développement,
Simon Phipps. Par la suite, il réalisera également la suite ainsi que le premier
Switchblade et
Wolfchild.
Le jeu commence juste après la BD fournie avec le jeu, un rocher dévale une pente et à nous de courir pour ne pas finir écrasé comme un crêpe. Un clin d'oeil, bien entendu, à l'intro des Aventuriers de l'Arche Perdue qui se poursuit durant le jeu puisque Rick Dangerous est un hommage à Indiana Jones. Ce petit aventurier haut comme trois pommes dans un style Super Deformed ne sera pas totalement démunit face à des environnements hostiles puisqu'il dispose d'un revolver, de dynamite et d'un grand bâton.
Ne pleurez plus, Rick est là pour vous sauver !
|
Le titre propose un scrolling multi-directionnel où chaque écran regorge de pièges qu'il faudra bien entendu éviter ainsi que d'autochtones qui protègent leurs trésors. L'essentiel du jeu consistera à connaître par coeur l'emplacement de chaque piège et le moyen de l'éviter. Il faudra également gérer les sauts au pixel près, tout ce qui a fait le succès d'un autre jeu quelques mois plus tard,
Prince of Persia.
Après l'Amazonie, les aventures de Rick vont se poursuivre en Egypte et dans une base nazie durant les deux derniers niveaux. Il faudra cette fois ci faire face à des chiens de garde et sauver des soldats fait prisonnier.
Rick Dangerous bénéficie d'une bonne réalisation sans pour autant casser la baraque. Le jeu n'est pas en plein écran, le graphisme est détaillé mais la palette de couleurs est très restreinte, même pour l'Atari. Une musique sympatoche signée Ben Daglish (Super Cars, Switchblade...) nous accueil dans le jeu pour laisser place à des bruitages de bonnes factures par la suite comme des hurlements exagérés pour notifier de la mort d'un personnage. L'animation est convaincante et la prise en main est simple et rapide. Avec un seul bouton, Rick peut attraper un objet, tirer avec son arme, utiliser le bâton et enfin, poser une dynamite sans pour autant rendre les commandes confuses, en terme de jouabilité, Rick à parfaitement exploité les joystick à un bouton proposés sur micro.
Vous venez de rater votre infiltration dans la base secrète...
|
Rick n'est pas un jeu disposant d'une grosse durée de vie mais le niveau de difficulté est élevé puisque l'on doit connaître chaque piège par coeur. Comme pour encourager le joueur à persévérer, son auteur lui a insufflé une énergie nouvelle dans ce type de jeu, quelque chose de très simple finalement, de l'humour. Le design utilisé dans la représentation des personnages est donc du Super Deformed, un style très prisé notamment au Japon (notamment dans les RPG) rendant les individus court sur pattes. Le jeu adopte ainsi un cachet tout mignon dans cet univers où la mort guète à chaque faux pas. Lorsque Rick perd une vie, il hurle tout en remuant ces petits bras boudiner et en sautant vers l'écran. Lorsqu'il court, vu sa taille, il enchaîne les petits pas de manière frénétique. Le résultat est aussi mignon et amusant que sur
New Zealand Story par exemple.
Aucune différence avec la version Amiga