Test de la version : Amiga Autres Supports : Atari ST Editeur : Creation Année : 1988 Langue : Anglais Genre : Run And Gun Jeux similaires : Baal - Exolon DX - Hellraiser - Obliterator - Red Ace - Stryx - Trantor the Last Stormtrooper Classification Personnelle : Tous publics
Stormtrooper nous renvoie plusieurs années en arrière, une époque où les jeux d'action ne pouvaient se finir sans vies infinies et où, pour un succès, on avait aussitôt cinquante clônes qui débarquaient. Une fois encore, on a besoin de vous pour aller mettre la main sur un homme dangereux, eh oui, pourquoi changer une recette qui marche ?
Un groupe de mercenaires avec, à sa tête, un géophysicien, ont installé un complexe d'extraction sur une planète isolée, se croyant suffisamment loin de toute représaille. C'était sans compter sur les Stormtroopers, unité d'élite de soldats sur-entraînés dont vous faites partie. La mission est simple, retrouver le scientifique et le tuer sans sommation.
Après le succès de Psygnosis dans ce que j'appelle le "Kill-Them-All" spatial à travers Baal et Obliterator, une pléthore de petits jeux basés sur le même concept ont vu le jour, le pire côtoyant le meilleur. Le concept est très simple en fait, dans la même veine que Contra ou Metal Slug, on contrôle son petit soldat qui avance, tire sur tout ce qui bouge et, occasionnellement, détruit des générateurs de champ élèctrique pour pouvoir continuer sa progression. De temps en temps des plates-formes, de temps en temps un boss, et tout le temps, des dizaines d'ennemis sortant de nulle part pour vous ralentir.
L'armement est sympathique, un fusil à multi-fonctions qui pourra tirer des vulgaires balles en quantité illimitée ainsi que, moyennant le fait de trouver les items correspondants, des balles renforcées, explosives, et même un rayon laser pour témoigner qu'on est bien en pleine SF. On peut switcher d'une arme à une autre avec les touches espace, F3, F4 et F5. Huit niveaux sont nécessaires pour rencontrer le supra méchant et lui vider son chargeur dans le fion.
Le jeu n'est pas en plein écran mais presque, une interface entoure l'écran et nous dévoile le stock des munitions, le type de balles choisies ainsi qu'un radar qu'il sera nécessaire de suivre du regard pour déterminer si un ennemi approche et à quel niveau, rez-de-chaussée ou sur une plates-formes. La palette de couleurs est assez pauvre, au niveau des décors qui se veulent cyberpunk sur le premier niveau, pour ensuite nous offrir une succession de niveaux fermés, dans une sorte d'usine. Le problème est que les plates-formes ont la même couleur que le plancher ainsi parfois on en loupe une, faute de l'avoir vue même si on comprend tout de suite, enfin, après avoir perdu une vie. Les sprites des humains, dont le personnage principal, sont également assez laids, avec ses bottines et son casque bleu, il ferait sensation en boîte. Une seule musique, de qualité, tourne durant tout le jeu aussi il est conseillé de l'apprécier (sinon F2), les bruitages quant à eux sont de bonne facture avec pas mal de voix digitalisées pour les faux pas. Enfin l'animation est fluide mais les sprites sont mal animés mais, ce qui m'a fait grincer des dents est la précision des sauts, au pixel près, c'est vraiment de la difficulté superficielle, le jeu n'est pas pour les mauviettes, il n'était pas nécessaire d'ajouter ça.
On se demande parfois si les developpeurs testent leurs jeux avant de les mettre sur le marché. Visiblement c'est le cas ici puisqu'un cheat code existe mais alors une question me vient à l'esprit, ont-ils réussi à finir les huits niveaux avec quatre vies ? Si oui, je veux tout de suite les rencontrer et leur baiser les pieds^^ Nan, plus sérieusement, c'est le type même de jeu pour lequel le mode "Trainer" existe, ça grouille de partout, tout le monde nous canarde et le premier niveau est une promenade de santé comparé aux suivants, on rate les plates-formes en sautant un pixel trop tôt, on se prend un coup de laser en plein saut, sans parler que, pour économiser les munitions qui sont aussi rares qu'une chaîne de TV sans pub, on doit s'amuser à permuter les munitions en fonction de l'ennemi, des petites balles pour les trouffions, des grosses pour les robots. En plus, les militaires sont tellement réactifs qu'il est pour ainsi dire impossible de leur tirer dessus, debout, dès qu'ils apparaissent à l'écran sans se faire toucher, en pratique ça donne, je cours, un militaire, je me couche, je tire, je me relève, je cours, ainsi de suite. Il est donc plus que probable qu'au bout du 629ème décet, un sentiment de lassitude naisse chez le joueur moyen, ainsi la version proposée contient des vies infinies, donc...
Contrairement à ce qui est indiqué à la conclusion, un second volet n'a pas vu le jour.
Il n'y a pour ainsi dire aucune différence entre les versions ST & Amiga si ce n'est 2-3 couleurs personnalisées ci et là et une difficulté revue à la baisse sur ST. Par contre, l'Amiga tire son épingle du jeu avec une meilleur bande son et plus de voix digitalisées.
Pour :
+ Une bonne musique +
Le premier niveau, bien cyberpunk
Contre :
- Techniquement pauvre -
Aucune innovation -
Une difficulté bien trop élevée
Intérêt Général :
13/ 20
Des clins d'oeil sont distillés ici et là, Star Wars (le titre, à moins que ce soit Trantor), Psygnosis, James Cameron (le cheat code), on a même droit à l'ED 209 de Robocop en miniature. Mais de clins d'oeil à plagias, il n'y a qu'un pas et finalement, Stormtrooper laisse un goût mitigé. Aussi sympa qu'un jeu d'arcade, aussi dur qu'un jeu d'arcade, mais ça s'arrête là. Un de mes premiers coups de coeur, donc un test purement subjectif mais il est vraiment dommage que la difficulté soit si élevée et que seul le premier niveau soit en extérieur. De plus, son cruel manque d'ambition donne comme résultat un jeu qui ne brille ni par son scénario, ni par son gameplay, ni sur le plan technique et qui se contente de multiplier les références, un gros pompage mais un bon jeu d'action qui ne laisse pas de répit, pour les gamers qui ont déjà finis tous les Contra et Metal Slug dix fois et qui cherchent un nouveau challenge.
Compositeur anglais de musiques de jeux vidéos sur C64 et Amiga ... et certainement un des meilleurs. Je le situerai haut la main dans la tête de liste (les suivant seraient selon moi Chris Hülsbeck et Jochen Hippel)
Connaissant aussi l'assembleur, il crée son propre format de musiques le D.W (tout simplement ces initiales). Il a notamment travaillé pour Psygnosis pour qui il compose les fameuses musiques de Shadow Of The Beast ou Chrono Quest (version anglaise d'Explora) mais aussi Speedball, Xenon, Lemmings 2 ... et beaucoup d'autres.
Il a ensuite travaillé au Etats Unis pour Electronic Arts mais a fini par retourné en Angleterre.
1993 - Lemmings 2 (DMA Design) : Compositeur
1992 - Epic (Ocean Software) : Compositeur
1990 - Total Recall (Ocean Software) : Compositeur
Né dans les années 50 à Islington, Angleterre, Peter Andrew Jones s'est fait remarquer grâce à ces illustrations d'Heroic Fantasy pour les défis fantastiques, une série appartenant à la collection des "livre dont vous êtes le héros". Il illustrera plusieurs romans par la suite avant de livrer un grand nombre de travaux pour les jeux de l'éditeur anglais Psygnosis ainsi que pour la concurrence. Parmi ces illustrations les plus célèbres, citons Echelon, Stormtrooper, Blood Money, Interphase, Sleeping Gods Lie, Targhan (version internationale), Black Tiger, Matrix Marauders, Spell Bound et Shadowlands.
A noter, enfin, l'illustration de Stryx qui est un clin d'oeil à Robby le robot du film ultra kitschosse Planète Interdite de 1956, un personnage métallique aussi célèbre que la cyborg du Metropolis de Fritz Lang.
Alone in the Past ?
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