Test de la version : Atari ST Autres Supports : Amstrad CPC, DOS Editeur : Ubi Soft Année : 1989 Langue : Français Genre : Aventure Jeux similaires : Affaire Santa Fe - Devilry 2 - Faial - Felonies - Island - Oeil de Set (l') - Oxphar - Robinson Crusoé - Survivre - Ténèbres - Tour du monde en 80 jours, Le Classification Personnelle : A partir de 12 ans
Necromancien est probablement le plus célèbre jeu dont on est le héros. Pure produit 8 bits, dernier pillier d'une époque où l'aventure se déroulait exclusivement à travers des textes, c'est en faisant une succession de choix que vous allez tacher de comprendre ce que vous pouvez bien faire dans une bourgade où personne ne souhaite votre présence, terrorisé par un sorcier démoniaque.
Vous êtes Kothar, le mercenaire sans scrupules, prêt à louer vos services au plus offrant, sans réelle éthique comme le veut votre profession. Un beau jour, votre ami Bathar le rouge vous envoie un appel au secours, en faisant des recherches sur la ville de Stragla, il s'est mis dans un sérieux pétrin. Vous partez sur le champ pour lui porter secours et, après trois semaines en diligence, vous arrivez finalement au village. D'aspect très inhospitalié, dès votre arrivée, les portes se ferment, le cocher jette vos bagages à terre avant de prendre la fuite, puis un homme en noir vous conseille de trouver rapidement une auberge, l'aventure peut commencer.
Le Necromancien est un jeu dont on est le héros. A la manière de la célèbre édition papier, en cours d'aventure vous serez amenés à faire des choix qui se matérialiseront sous la forme de QCM. A savoir, "Vous êtes à la jonction d'un couloir", "1/ Prendre à gauche", "2/ Prendre à droite". Ainsi, selon ce principe très simple mais aussi très éfficace, on progresse dans l'aventure en pouvant personnaliser son parcours même si des grandes lignes doivent être suivies pour le déroulement de l'histoire.
On est rapidement plongé en pleine Heroic Fantasy avec un sinistre sorcier qui s'est constitué une armée d'hommes lézards et applique un couvre-feu sur un village dans l'objectif de maintenir la population dans la terreur. Venu au départ pour retrouver un ami, vous allez petit à petit être impliqué dans un conflit qui vous dépasse. Recherché ardemment avec une prime sur la tête, obligé de fuir, au bout de quoi, vous serez capturé à plusieurs lieues de là, et ce n'est qu'un début. Un grand soin a été apporté au scénario empêchant de prévoir la suite des événements ne serait-ce que cinq minutes à l'avance, on va de surprise en surprise, une grande aventure où vous emprunterez différents moyens de locomotions et ferez des rencontres. Des choix parfois pas très nobles seront nécessaires pour vous sortir de situations périlleuses.
L'humour enfin permet d'aborder le jeu avec un aspect moins austère qu'un livre, l'auteur nous livre sans cesse des petites répliques bien senties pour lâcher un peu la pression de cette histoire très noire finalement. Au hasard je citerai le coup dans les bijoux de famille du nomad qui tombe par terre, se tord de douleur et appelle sa mère ou encore la gamelle à vomis.
C'est techniquement que le jeu pèche indubitablement puisque, hormis un belle écran de présentation, l'ensemble du jeu est constitué de fenêtres de couleur unie pour le texte, il n'y a aucune représentation graphique des événements comme pour l'Oeil de Set. Il n'y a pas non plus de bande son.
Dans ce type de jeux, on n'est jamais bloqué puisque les différentes options sont toutes proposées au joueur, à nous de faire les bons choix et, dans le cas contraire, de restaurer une sauvegarde et opter pour une alternative. Il est vrai qu'un effort certain est nécessaire pour l'immersion, ce genre de jeux vise en premier lieu les personnes habituées à la littérature et pouvant se satisfaire d'une simple description pour s'imaginer la situation, si l'on s'arrête à l'aspect technique, ça ne peut pas marcher.
Sorti un an auparavant sur CPC, la version Amstrad est sensiblement identique si ce n'est le fond des fenêtres qui est plus basique, gris contre beige, esthétiquement, la disposition des fenêtres est aussi moins réussie. Autrement, les seuls sprites réalisés pour cette version, une série de personnages, ghoules, sorcières, n'ont pas été repris sur la version ST. Le Necromancien n'est pas une bombe de programmation, voir qu'un jeu aussi simple techniquement n'a pas pu bénéficier d'une conversion parfaite est navrant. Je ne prendrai donc pas partie pour une version en particulier.
Pour :
+ Un bon scénario +
Des dialogues croustillants
Contre :
- Un aspect technique trop léger -
La fin un peu expédiée
Intérêt Général :
15/ 20
Simple, accessible, convivial, le Nécromancien part de l'idée toute simple de transformer le joueur en lecteur, une sorte de roman interactif. Le résultat est très convainquant car il y a un vrai scénario derrière avec moult rebondissements et des dialogues de qualité. Hormis l'aspect technique, je suis un peu déçu de la fin de l'aventure qui semble avoir demandé moins de soins mais pour moi qui ai recherché ce jeu sur ST pendant plus d'une dizaine d'années, l'attente vallait vraiment la peine et je le conseille à tous les amoureux de littérature et de jeux video.
Orou Mama a commencé à travailler dans le jeu video pour Ere Informatique mais il se fera remarqué ailleurs, chez Rainbow Production, "une filiale des magasins Coconut où se réunissaient des programmeurs, graphistes, musiciens et scénaristes pour partager la passion du jeu vidéo et échanger des techniques".
Fin des années 80, il est passé chez Ubi Soft et à montré toute l'étendue de son travail de graphiste sur Iron Lord, un projet qui s'étala sur plusieurs années. Il a aussi réalisé les conversions graphiques sur Atari ST, Amstrad ou PC (CGA/EGA) de Fer et Flammes, Defender of the crown (sur CPC) et GP 500 2.
A l'époque, il faisait aussi pas mal de pages titre, finitions et compléments graphiques pour différents jeux : Zombi, Masque, Attentat, Warrior, Slider, Swap, Superski 2...
Par la suite, il a travaillé sur le premier FPS français, In Extremis pour le compte de Delphine Software.
1997 - GT Racing 97 (Ocean Software) : Graphiste/Level Designer
1993 - In Extremis (Delphine Software) : Graphiste/Level Designer
Alone in the Past ?
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