Le jeu se décompose en trois phases, durant la première, vous allez devoir diriger trois hommes et les placer à des endroits stratégiques, dans la rue, tout en évitant les projecteurs des terroristes. Si vous passez devant, vous vous ferez canarder, c'est pourquoi, vous havez la possibilité de vous cacher durant votre progression dès que vous verrez un hall d'immeuble ou une fenêtre ouverte. Une fois vos trois hommes placés, trois autres vont être posé sur l'ambassade par hélicoptère. Il va alors falloir que, depuis leur emplacements, les trois premiers tirent sur des fenêtres du bâtiment pour que les trois autres puissent y accéder en descendant en rappel du toit vers les fenêtres au moyen d'une corde. Mais attention à ce que les terroristes ne soient pas derrière les fenêtres sinon il feront aussitôt feu et vous perdrez des hommes.
Dernière partie, une fois que vous avez fait entrer un homme dans l'ambassade, au moyen d'une mitraillette, vous allez explorer les trois étages du batiment pour sauver les hostages et descendre les terroristes. Trois jeux pour le prix d'un, discrétion, précision et enfin, neutralisation. En fonction du nombre d'hommes de votre esquouade tombés durant la mission et de civils sauvés, un journal relatant vos exploits conclura le jeu, plusieurs chutes pourront ainsi être constatés. Trois niveaux de difficulté permettent de s'entraîner et de corser les choses lorsqu'on se sent prêt.
Une intro mythique accueil le joueur où l'on voit les terroristes sortir d'une voiture dans une rue sombre avec un éclairage et une mise en scène parfaitement dans le ton du jeu. Durant la mission, les teintes de couleurs seront également sombre pour mieux immerger le joueur dans l'ambiance. Finalement, les quinze couleurs utilisés ne sont pas pénalisantes surtout que le graphisme est suffisament détaillé et expressif, en particulier dans la première partie où l'on évolue dans une sorte de chantier. Le maniement se révèle très vite intuitif, on peut ainsi se camoufler dans différents endroits en poussant le joy dans la bonne direction. La seconde phase ne pose pas trop de problème non plus si ce n'est qu'il est très dur de descendre au second étage en rappel. La dernière phase adopte une représentation FPS et si au départ, on a un peu de mal pour se tourner, on prend vite le pli. Par contre, dans aucune des phases, l'on est en plein écran, c'est dommage mais pas handicapant outre mesure. Enfin, la bande son est soignée, on ne reste jamais dans le silence et les thèmes se font inquiétants pour mieux nous mettre la pression, un excellent travail.
Operation Jupiter fait parti de ces petits jeux que tous les gamers micro connaissent puisque sa difficulté lui a permit d'être fini avant même l'apparition des émulateurs. Les trois étapes ne dénotent pas contrairement à un jeu multi-épreuves comme chez Ocean puisque ils sont bien réalisés et ont une réel continuité, en toute logique, on ne sauve pas des terroristes d'un claquement de doigts, ici, on nous met dans la peau d'une brigade d'intervention et le jeu en devient tactique finalement puisque on doit élaborer une petite stratégie pour mener la mission à terme sans déplorer de victimes, si ce n'est chez les terroristes bien sûr.
En 1992, une suite fut mise sur pied, Alcatraz, ne comptant qu'une des graphistes de l'équipe d'Opération Jupiter. Rennomé Hostages à l'étranger, Opération Jupiter remporta un joli succès et fut converti sur un grand nombre de plates-formes, ce qui n'était pas un automatisme pour le jeu Français en 89.
Concernant la version Atari ST sortie en 1988, elle est graphiquement identique. On notera deux thèmes musicaux de moins et une bande son plus pauvre que sur Amiga, comme d'habitude. Plus de ralentissements dans la première mission mais un niveau de difficulté revue à la baisse, ainsi, descendre au premier étage en rappel ne pose ici aucun problème.