Moi qui pensais tout connaître sur les origines de Resident Evil, et voilà que je tombe sur un jeu sorti exclusivement au Japon sur 3DO, Doctor Hauzer. Pompage sans vergogne d'Alone in the Dark et source d'inspiration incontestable de Resident Evil, c'est le chaînon manquant, la cause de tout, mais c'est surtout une bonne grosse daube capable de vous occuper un après-midi d'averse, pas plus.
C'est en fouinant, comme d'hab, que je suis tombé sur ce jeu développé en 1994 sur 3DO, Doctor Hauzer. Le studio responsable de ce titre, Riverhill, avait, en autre, travaillé sur les portages PC Engine et Sharp X68000 de Prince of Persia avant, selon toute vraisemblance, de lorgner plus qu'un peu vers le Alone in the Dark de Frederick Raynal et d'en sortir un clone pour et uniquement le marché japonais au travers cette console mort née que fut la 3DO. Mais Doctor Hauzer, malgré son titre ridicule et le fait d'être sorti dans un quasi-anonymat semble pourtant avoir été remarqué par les petits gars de chez Capcom puisque à y regarder de plus près, les points communs entre des ceux titres sont trop nombreux pour être uniquement le fruit du hasard et après tout, Shinji Mikami, l'auteur de Resident Evil, a toujours nié s'être inspiré d'Alone, on a la réponse.
Parlons un peu du jeu, alors, comme expliqué, c'est tout en Japonais et sans voix donc pour ce que j'en ai compris, on doit fouiller un vieux manoir à la recherche du Docteur Hauzer, un archéologue ayant pété un câble suite à l'un de ces voyages. La représentation est similaire à Alone sauf que l'on a deux modes de représentation en plus, assez inutiles au final. La vue à la première personne et la vue aérienne. Le jeu en lui-même rame déjà comme pas permis, si en plus on passe à la première personne, c'est un coup à faire sauter le capot de cette pauvre 3DO ou de faire éjecter tous les lecteurs de votre PC, soyons indulgent et privilégions donc la représentation par défaut, à la troisième personne.
Notre personnage, dont je ne connais pas le nom, peut faire les mouvements de base et sauter aussi, un mouvement effectué avec classe où l'on a l'impression que notre héros est pris de flatulences incontrôlables. L'inventaire permet d'accueillir toute une série d'objets que l'on devra se traîner jusqu'à la fin du jeu sans jamais les avoir utilisé ainsi que des gros paver qui recèlent des indices, mais tout en japonais. On peut également trouver une carte qui ne servira à rien elle non plus puisque notre position n'y est pas indiquée, un peu comme dans Alone in the Dark 3. Ah oui, il y a un dernier mouvement qui servira une seule fois dans le jeu pour éviter une fléchette, c'est la possibilité d'incliner sa tête, trop top.
Il n'y a pas d’énigmes à proprement parlé dans le jeu, juste des portes à ouvrir et des dizaines de bibliothèques à fouiller. Les objets ne sont pas matérialisés donc en fouillant un lit au carré, à première vue sans malice, vous pourrez néanmoins dégotter un livre gros comme un bottin, si je vous le dis. Il n'y a pas non plus de PNJ dans Hauzer, deux cadavres super mal modélisés et c'est tout, personne avec qui interagire, pas d'ennemis, pas de fin alternative et pas de sauvegarde permettant de se refaire le jeu avec des variantes.
Le moteur utilisé ici est donc un gros pompage de celui d'Alone, en moins bien. En fait c'est simple, il rame à mort, tout est lent, poussif et buggé, ainsi, après un saut, il faut relâcher le bouton avant de faire une autre action comme se tourner. Si vous êtes trop prêt d'un meuble ou d'une table, vous l'embarquez avec vous puisque la fonction pousser s'active par défaut. A l'inverse, une fois encore, une option sera mal intégrée au programme, il s'agit de la fonction "tirer" qui ne servira qu'une seule fois. Le graphisme n’est pas trop vilain compte tenu de l'année et de la console mais c'est vraiment le minimum syndical, un type de porte, un type de mur, un type de meuble et un type de bibliothèque, tout ça multiplié des dizaines de fois pour remplir le manoir. Dès lors, un sentiment de déjà vu s'installe chez le joueur qui a l'impression de tourner en rond ou pire, qui le poussera à stopper là sa curiosité après être tombé pour la troisième fois dans une pièce au look similaire aux deux pièces déjà visitées. Pas de voix, des bruitages tout juste correct et une seule musique durant le jeu, pas génial et qui tourne en boucle me poussant à vous conseiller de couper le son tout simplement. Vers la fin du jeu, justement, vous aurez quelques nouveaux thèmes parmi lesquels... de la techno, c'est évident !
On ne peut pas parler de difficulté dans Hauzer puisqu'il n'y a pas de combats et que le boss de fin s'éjecte en un clin d'oeil. Trois bonnes heures à tout casser seront nécessaires pour finir le jeu si vous êtes curieux mais le fait qu'il soit en japonais n'est pas pénalisant puisque plusieurs menus d'action sont en anglais et que la somme de choses à effectuées est assez évidente. Le truc est de bien déterminer ce qui ne faut pas faire, mais on s'en rend compte assez vite puisque le moindre faux pas est sanctionné par la mort pur et simple. Heureusement, on peut enregistrer sa partie quand bon nous semble.
Pour :
+ Une curiosité historique
Contre :
- Tout le reste
Intérêt Général :
11/ 20
Pompage sans vergogne et sans ambition d'Alone in the Dark, Doctor Hauzer est un jeu creux, sans originalité et sans talent qui ne parvient sûrement pas à détrôner notre petit jeu d'action/aventure bien de chez nous, sorti pourtant deux ans auparavant. En revanche, c'est d'avantage lui qui inspirera Capcom, il n’y a pas photo, les petites séquences lorsqu'on monte les marches et qu'on descend les échelles, la pierre géante à éviter en se cachant dans un renfoncement, l'item caché dans l'horloge, autant de détails bienvenus mais qui ne permettent pas à Hauzer de postuler au rang de bon jeu. Il manque un background, il manque un moteur un peu moins pourri, il manque beaucoup trop de choses et même pour son époque, comparé à Alone, c'était déjà une bonne grosse bousasse alors aujourd'hui, ce n’est même pas la peine. Juste une curiosité à faire partager pour ensuite revenir aux vrais survival horror de ces dernières années.
Cette solution a été réalisée pour le site Alone in the Past ? et son élaboration a demandée du temps, aussi bien pour sa précision que pour les captures d'écran. Par respect pour notre travail, merci de ne pas la proposer chez un confrère sans notre autorisation.
Je ne sais pas s'il est utile de récupérer tous ces bouquins mais par
défaut, je les ai pris. Il sera parfois nécessaire de choisir la vue aérienne
pour vous déplacer.
Je vous rappelle que vous
pouvez adjoindre à Freedo, l'émulateur 3DO, le programme Joy2Key permettant de
jouer au pad, c'est quand même plus sympa comme ça.
Attendre cinq secondes que le chandelier tombe et quitter la pièce. Prendre
la clef blanche dans l'horloge et l'utiliser sur la porte juste en face.
Empreinter la seule porte disponible et, dans la nouvelle pièce, récupérer la
rose et la clef blanche sur la table. Mettre la rose dans le second vase et
empreinter le passage secret derrière la tapisserie. Récupérer le livre vert
dans le bureau près de là où vous êtes entré, la clef rouge dans le bureau au
fond de la pièce et le plan dans la bibliothèque. Quitter la pièce. Au bout du
corridor, actionner le meuble et revenez ainsi sur vos pas, jusqu'à la pièce
avec l'horloge. Utiliser la clef rouge sur la double porte près de l'horloge.
Pousser la table basse vers le mur et tirer l'armoire qui bloque la porte. Dans
le corridor, courir vous mettre à l'abris dans le renfoncement et prendre la
porte parallèle au corridor, toujours dans le renfoncement pour vous retrouver
dans la seconde cuisine. Récupérer une clef orange, un couteau et un petit
bidon d'essence dans les différents meubles. Sortir et prendre la porte juste à
côté pour vous retrouver dans la première cuisine. Utiliser la vue aérienne et
poussez la table contre le meuble puis poussez-la vers le trou pour qu'elle
tombe et vous permette d'accéder à l'autre bout de la pièce. Récupérer la hache
sur le côté du meuble et sortir de cette pièce. Prendre la porte en face du
renforcement et utiliser la clef orange pour entrer dans la salle à manger.
Prendre le chandelier et le morceau de bois sur la cheminée ce qui aura pour
effet de faire tomber des dalles. Sauter de dalles en dalles pour quitter cette
pièce. Prendre la porte à gauche pour monter au premier étage.
A droite, trois pics sortant du sol vous bloquent le passage. Entrer par la
première porte sur votre gauche et fouiller les agencements au fond pour y
trouver un briquet et une barre à mine. Revenir à la première rangée de meubles
et les fouiller pour dénicher un fusil à pompe ainsi qu'un passage secret
menant vers une pièce à l'étage inférieur. Vous êtes dans la bibliothèque. Prendre
les deux livres rouges qui se cachent dans les rayonnages, le livre vert dans
le bureau, la grille de ventilation et le papier sur la table. Quitter la pièce
en empreintant le passage secret situé en face de là où vous êtes entré, la gondole
recèle une échelle qui vous ramènera au premier étage où une surprise vous attend.
Utiliser la barre à mine sur la porte condamnée en haut à gauche. Utiliser le
chandelier et le briquet pour voir où vous mettez les pieds et empreinter la
porte au bout du couloir. Prenez le livre vert dans le meuble et placez-vous
près du lit pour tirer un coup de fusil à pompe en direction de la pièce adjacente.
Empreinter la porte et fouiller le cadavre pour y trouver une clef rouge.
Empreinter la porte suivante en utilisant la clef rouge. Eviter soigneusement
les hachoirs géants pour vous rendre à l'autre extrémité de la pièce et
fouiller le meuble pour y trouver une clef en bois. Inutile de s'attarder
d'avantage dans cette pièce, revenez dans le couloir. Prenez la porte suivante
en utilisant la clef en bois.
Examiner la peinture et traverser le trou en marchant comme dans... Enfin, vous
voyez. De l'autre côté, empreinter la porte, prendre la clef orange dans le
meuble et le livre vert sur la table avant de sortir. Traverser le trou à
nouveau, en marchant, et utiliser la clef orange sur la porte au-dessus du
trou. Ouvrir le meuble à droite de la peinture, ce qui aura pour effet de
déclencher un mécanisme dans une autre pièce, une flèche sera projetée d'une
pendule. Sortir et aller sur votre droite pour prendre la prochaine porte. Un
air de déjà vu ? Oui, ça arrive souvent dans ce jeu, ne vous en faites pas.
Placer la hache sur le crochet, au fond de la pièce, après la pendule. Vous
pouvez à présent actionner la peinture pour atterrir dans une autre pièce qui
elle aussi, a un furieux air de déjà vu (c'est bon, j'arrête là). Fouiller le
meuble pour y trouver une peinture et empreinter la porte sur le même mur pour
y prendre cette fois-ci la dynamite. Revenir dans la pièce et actionner la
cheminée pour y découvrir un passage secret. Vous empreintez l'échelle quand
tout à coups, vous tombez et à votre réveil, quelque chose de magique se passe
dans vos oreilles. Et oui, voici venu le second thème musical du jeu, ça valait
le coup de fouiller des dizaines bibliothèques et de ramasser des bouquins
inutiles, n'est-ce pas ? Bon, ouvrir la double porte et récupérer la clef
blanche sur le cadavre avant de revenir dans la salle d'où vous êtes tombé.
Prendre l'autre porte et utiliser la dynamite contre le tas de rocher (en fait,
le mur de rochers) puis, le briquet. Sortir de la pièce rapidement sinon, je
vous fais pas un dessin. Après une explosion super kitch, retourner constater
que le chemin est maintenant dégagé. Un petit coup de wagonnet plus tard avec
de la techno en arrière fond, si si, rassurez-vous, on est toujours dans un
survival horror. Une fois à bon port, une porte, que faire ? Entrer en
utilisant la clef blanche pour un face à face contre le boss final (même si
vous n'avez jamais rencontré un seul ennemi durant tout le jeu). Une petite
séquence s'amorce alors, à la fin de laquelle vous devrez choisir la peinture
dans l'inventaire et éviter les projectiles du boss pour l'approcher et
assister à la conclusion qui est au niveau du jeu. Félicitation à ceux qui ont
eu le courage de finir cette... chose.
Alone in the Past ?
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