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| Hokuto
no Ken |
| Fiche
Technique de la première série |
Auteurs
:
Buronson
Tetsuo Hara
Réalisateur
: Toyoo Ashida
Character
Design : Masami Suda
Musique : Nozomi Aoki
Production : Toei Animation
Doublage
:
Akira Kamiya : Kenshiro
Kaneto Shiozawa : Rei
Katsuji Mori : Shu
Kenji Utsumi : Raoh
Takaya Hashi : Toki
Toshiko Fujita : Mamiya
Toshio Furukawa : Shin |
Année
: 1984 - 1987
Format : 109 épisodes
Genre : Action
Classification Personnelle : A partir de 12 ans
Voir aussi : Jojo, Baki |
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| Résumé
de la première série |
La
troisième guerre mondiale a eu lieu. Les bombes atomiques
ont ravagées la surface de la planète, les seuls
survivants meurent de faim ou sont devenus de véritables
barbares s'adonnant au pillage et au carnage. C'est dans ce contexte
que deux écoles d'arts martiaux vont s'affronter, le Nanto
Seiken et l'Hokuto Shinken dont Kenshiro est l'héritier.
Laissé pour mort après avoir été torturé
et s'être vu voler sa bien aimée sous ses yeux par
Shin, un disciple du Nanto, Ken n'a plus qu'une seule obsession,
retrouver sa moitiée et se venger. Sur sa route, il fera
des rencontres et sera témoins de l'injustice qui règne
dans ce nouveau monde où la loi du plus fort s'est imposée.
Il tachera de rétablir la balance en apportant son aide
aux gens qu'il croisera, punira les dictateurs et corrigera d'une
manière simple et définitive toutes les personnes
qui abusent de leur force pour leur profit personnel.
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| Critique
de la première série |
Hokuto
no Ken est une série que l'on peut découper en plusieurs
parties, la première concerne Shin et Yuria. Kenshiro évoluera
dans une terre livrée au chaos avec comme seul objectif,
la vengeance. Il fera rapidement connaissance avec deux enfants
qui l'accompagneront, Bat le débrouillard et Lin, l'émotive.
Ken et Bat vont évoluer durant la série, passant du
statut de spectateur à celui d'acteur devant la violence
dont ils seront témoins. Ils se mêleront de plus en
plus aux conflits personnels et tacheront d'apporter un peu de joie
de vivre et de bonheur aux habitants opprimés en s'occupant
des tyrants qui se sont octroyés les régions disposant
d'un puits ou de terres fertiles.
Cette première partie pose donc le décors,
une partie des survivants sont revenus au travail de la terre
et aspirent à vivre en harmonie avec leur environnement.
Une autre n'a de cesse que de vivre dans la facilité en
commettant les pires crimes, en volant, en pillant et en créant
des petits jeux sadiques avec les civils pour passer le temps.
Obnubilé par son idée de vengeance, Ken va alors
mettre ses préoccupations de côté pour se
poser comme un défenseur des opprimés, devenant
moins austère, plus accessible et plus humain. Les nombreux
combats qu'il va mener vont lui permettre d'améliorer sa
technique pour la confrontation finale de cette partie, les retrouvailles
avec Shin.
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La
seconde partie est de loin la plus intéressante de la série.
Après avoir vaincu Shin, Kenshiro nous apparaît comme
une personne fragile, qui a perdu ses repères et ne sait
plus trop quoi faire, ou aller, c'est alors que les événements
vont l'entraîner à continuer à défendre
la veuve et l'orphelin. Tout commence par la présentation
de deux nouvelles personnes qui accompagneront Ken durant son trajet.
Mamiya, une femme qui dirige un village avec poigne et Rei, un maître
Nanto qui recherche sa soeur. Engagé comme mercenaire avec
Rei pour défendre le village de Mamiya, cette partie va permettre
d'entré dans le vif du sujet et de faire la connaissance
des frères de Kenshiro, Jagi l'imposteur, la brute sanguinaire
et Toki le pacifiste, malade et par la même condamné
à plus ou moins long terme.
L'imposture
est un thème qui sera développé à
deux reprises, la haine qu'une personne peut nourrir envers une
autre au point de vouloir ternir son image en se faisait passer
pour elle. La maladie ou plus exactement la mort lente et douloureuse
est un sujet grave qui va être longuement traité
également. Enfin, La torture va être abordée
au travers d'un usurpateur prenant un malin plaisir à tester
des techniques expérimentales sur des cobayes, une seconde
partie qui explore en profondeur les travers de l'espèce
humaine, ces conséquences. Enfin, la disparition de personnages
charismatiques, dont on a suivi les péripéties pendant
plusieurs épisodes est toujours quelque chose de rare dans
une série et cela permettra de clôturer cette seconde
partie sur un épisode très poignant ou après
avoir combattu la douleur et la souffrance durant plusieurs épisodes,
un personnage important va s'isoler dans une cabane pour vivre
ces derniers instants seuls avec lui-même. Une fin de série
mise en scène avec pudeur et qui ne pourra que nous faire
ressentir un pincement au coeur devant cette disparition inéluctable,
injuste mais qui fait parti de ces moments d'anthologie qui permette
à la série de dévoiler toute sa dramaturgie,
toute sa dualité.
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La
troisième partie est celle des deux plus grands tyrans
souhaitant régner sur le monde. Le premier est Sauzer du
Nanto, un esclavagiste sadique qui fait enlever des enfants pour
créer une pyramide pour son plaisir personnel. Face à
lui, une bande d'insurgés menés par Shû, un
autre maître du Nanto qui va tout faire pour limiter la
casse. C'est après avoir quitté Mamiya et Toki que
Kenshiro va s'allier à Shû pour renverser le dictateur.
Ken va essuyer une cuisante défaite face à Sauzer
avant de prendre le dessus. L'esclavage est un thème qui
n'avait pas encore été développé mais
il s'intègre parfaitement au scénario. A partir
du moment où la démocratie n'existe plus, ou l'état
n'existe plus, les individus sont livrés à eux même
et l'un d'entre eux peut immerger pour imposer son autorité
toute puissante par la force, c'est du domaine du plausible.
Après
un premier combat très musclé, Raoh, le dernier
frère de Kenshiro, va revenir dans la série de manière
plus régulière, pour affronter Toki dans un premier
temps. Ce dernier, rongé par la maladie va puiser en lui
ces dernières forces pour nous offrir un affrontement inoubliable
au terme duquel va commencer le règne de Raoh qui se fait
appeler Ken'Oh et qui va se constituer un véritable empire.
Ryuga va entrer en scène et au bout de seulement quelques
épisodes, va perdre la vie sans dégager une émotion
particulière du fait du peu d'épisodes ou il aura
été présent et de sa lâcheté
constituant à lever la main sur un Toki mourant. De plus,
à quelques secondes d'intervalles, Toki va le suivre, loupant
ainsi complètement sa sortie au travers de cette double
disparition mise en scène trop brutalement et qui n'a rien
à voir avec le poignant dernier épisode de la seconde
partie. Franchement, pour quelqu'un comme Toki, on aurait été
en droit d'attendre quelque chose de grandiose, à l'image
du personnage presque biblique de par sa vie au service des plus
démunis, déception.
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La
série a toujours été avare en flashbacks ainsi
qu'en épisodes résumés, on est amené
à voir et revoir sans cesse des passages entiers, ce qui
a d'avantage l'effet de nous saouler qu'autre chose. Non content
de conter sur la redondance exagérée pour gonfler
superficiellement la durée de vie de la série, la
quatrième et dernière partie fait très fort
en commençant par non pas un mais bien cinq épisodes
flashbacks, du grand n'importe quoi. Cette dernière partie
se concentre sur le règne de Raoh et l'affrontement final
entre lui et Kenshiro, affrontement qui va traîner en longueur
puisque des grosses ficelles servant de bouche trou vont remplir
une bonne vingtaine d'épisodes. Je parle de facilité
du fait que l'identité du dernier maître Nanto ne tiens
pas la route une seconde, de même que ces cinq étoiles
protectrices, pourquoi les autres maîtres Nanto n'en avaient
ils donc pas alors ? Durant cette partie, des protagonistes vont
occuper le devant de la scène durant quelques épisodes,
pas suffisamment pour nous rendre ces étoiles sympathiques
et finalement, à la manière de Ryuga, on restera assez
indifférent devant leur disparition. On retrouve un rythme
lent, similaire au début de la série au travers de
combats toujours plus nombreux et de thématiques déjà
abordées, dictateurs sadiques, punks et j'en passe. On trépigne
d'impatience d'arriver au combat final pour rester finalement assez
dubitatif car après des tonnes d'épisodes résumés
inutiles et de petits combats sans intérêt,le
duel ultime entre Kenshiro et Raoh ne s'étalera que sur deux
malheureux épisode pour laisser place à un dernier
épisode résumé pour terminer la série.
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Hokuto
no Ken, une série où il y a boire et à manger.
Comme le laisse supposer la première impression, HNK cible
en premier lieu les amateurs d'action et de baston mais va, heureusement,
un peu plus loin. Au travers de son univers post-nuke en premier
lieu, la fin de notre civilisation, le début de la suivante,
une certaine forme d'anarchie ou la loi du plus fort prédomine.
Ce qui nous distingue de nos ancêtres et des pays sous développés,
l'égalité, la parité, tout ceci n'a plus court
dans ce monde ou seul le plus fort arrive à manger à
sa faim, ou seul le plus téméraire s'auto-proclame
chef, empereur, maître du monde. Les faibles, les femmes,
les enfants sont tour à tour les esclaves ou les cobayes
des plus fort qui les empêchent de mener une vie normale.
Au travers de son voyage, Kenshiro fera ce qu'il peut pour réparer
les injustices, détrôner les dictateurs et faire resurgir
ce concept d'égalité entre les hommes.
Croisement
improbable entre Mel Gibson et Bruce Lee, Kenshiro est un solitaire,
successeur d'une grande école d'arts martiaux dont la technique
consiste à frapper l'adversaire sur ces points vitaux pour
provoquer des protubérances et des effets bien particuliers
tel qu'une paralysie permanente des jambes ou des bras. C'est
le sauveur de ce monde livré à lui-même, pour
l'auteur, pas de rédemption possible, quiconque à
fait le mal un jour devra payer de sa vie. Les nombreux combats
que compte la série sont souvent mise en scène de
façon originale, en ombre chinoise où l'on voit
le corps de l'ennemi exploser, on l'imagine plutôt puisqu'on
voit son ombre, son sang quant à lui est matérialisé
par un liquide blanc, une forme d'autocensure néanmoins
intéressante, esthétiquement parlant. Plusieurs
écoles d'arts martiaux existent, plusieurs techniques également
mais en gros nous avons le Hokuto Shin Ken qui utilise les points
vitaux de l'adversaire pour une explosion interne et le Nanto
Suiken qui consiste à une sorte de découpage du
corps pour une explosion extérieure. Le premier à
nous montrer cette technique sera Rei, malheureusement, son retrait
de la série se fera sentir puisque nous aurons droit à
plusieurs clones, même technique, physiologiquement très
proche ainsi qu'un certain goût du sacrifice.
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Le
Post-Nuke est avant tout un genre littéraire qui connu son
heure de gloire dans la littérature des années 70
avant de connaître un air de renouveau au travers de séries
Z italiennes comme "2019, après la chute de New York".
Mais c'est Mad Max qui semble le plus avoir inspiré Tetsuo
Hara (l'auteur) pour placer l'histoire d'HNK dans cette réalité,
les clin d'oeils sont nombreux qui plus est comme l'épaulette
de Kenshiro, le fusil à pompe de Jagi, les punks ou encore
l'épisode avec le bus qui sert de porte à un camp
de réfugiés qui renvoi directement à Mad Max
2.
Malgré
tout, 1984, il y a forcément des choses qui ont mal vieilli
voir très mal. Je commencerais par tous ces flashbacks
et épisodes résumés qui plombent la série,
surtout qu'ils apparaissent n'importe quand comme par exemple
durant le combat final entre Ken et Raoh, cassant ainsi de manière
assez frustrante le rythme de la série. Quand on pense
que même l'épisode 109, soit le dernier, est un résumé,
cela montre bien qu'il y a eu clairement un abus, même si
la série est longue, pas la peine de nous rappeler sans
cesse ce qu'il s'est passé surtout que parfois également,
on aura droit à un long flashback de l'épisode précédent,
faut pas abuser quand même. La mort nous est montré,
à profusion même, par contre, la vie, l'amour, le
sexe, est totalement absent de la série. Juste un amour
platonique de manière sporadique mais il y a une autocensure
sur ça également, même pas un baiser d'amour,
dans HNK, personne baise, personne ne montre ou n'exprime ses
sentiments clairement, tout le monde parle d'amour mais personne
ne le montre.
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Pas
besoin d'une scène de cul torride mais parler d'amour sans
ne jamais montrer un couple s'enlaçant, c'est franchement
limite, je pense que ca auraient contrebalancer un peu la boucherie
de la série. Un des gros problèmes de la série
n'est pas très loin de ça par ailleurs, la consécration
limite mystique de la femme, la gentille misogynie ambiante de
la série. En gros, une good girl doit rester à la
maison, faire des enfants et prier pour le retour de sa moitié,
tous les personnages féminins prenants les armes ne sont
pas de vrais femmes, elles refusent leur féminité.
Une good girl, c'est Yuria, elle chouine, elle prit, trop pure
pour être souillé par une relation sexuelle, un vrai
baiser ou pour rendre les coups, l'étoile de la mère
bienveillante, j'ai failli m'étouffer de rire quand j'ai
entendu ça, misère...
Un
mot sur la VF tout de même, volontairement massacrée
par les doubleurs de l'époque pour des préjugés
qui leur sont propres, le responsable du doublage a même
poussé le vice jusqu'à prétendre qu'il y
avait des croix gammées dans la série et qu'elle
avait une connotation "nazi" et raciste, alors que c'est
bien entendu faux, ce n'est pas une question de sensibilité
personnelle, il n'y a aucune croix gammée et HNK est une
série qui dénonce le totalitarisme au contraire,
une mauvaise fois totalement injustifiée. Des convictions
personnelles infondées leur dictant que cette série
ne leur plaisait pas, ils ne sont toutefois pas allez jusqu'à
refuser de la doubler, faut bien bouffer. Enfin, ce massacre n'a
servi à rien, la série fut la cible facile (puisque
diffusée dans un mauvais créneau horaire) des anti-anime
et fut stoppée à vingt épisodes de la fin,
juste avant la révélation du dernier général
du Nanto et du combat entre Ken et Raoh, l'anti-professionnalisme
dans toute sa splendeur.
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Techniquement,
la série aborde des backgrounds détaillés et
expressifs, à l'opposé du character design totalement
inégal qui passe de mauvais à très bon et cela,
en l'espace de quelques épisodes. C'est seulement une fois
atteint la quatrième et dernière partie que le character
design trouvera définitivement ces marques avec des représentations
convainquantes des différents protagonistes, avant cela,
ce sera un peu de l'expérimentation sauvage. Le style de
représentation utilisé n'est pas à proprement
parlé japonais, il rappelle d'avantage le style américain
avec des visages expressifs, tirés au couteau avec des rides
et des effets de lumière, un style original et très
différent de ce que l'on est habitué à voir
dans les anime. L'animation est pour ainsi dire quasi inexistante,
des plans qui servent à plusieurs reprises, des images qui
s'enchaînent rapidement mais rien de bluffant contrairement
aux souvenirs qu'on pourrait en avoir. La bande son reste ce qui
a le moins mal vieilli, des thèmes travaillés, nombreux,
parfois poignants, parfois inquiétants mais se mêlant
toujours parfaitement à l'action ambiante. Le doublage est
de qualité sans pour autant atteindre des sommets, la faute
à une galerie de personnages finalement assez peux expressifs
et taciturnes.
La
bonne morale est préservée durant toute la série,
c'est très manichéens, les méchants ou ex
méchants payeront de leur vie, la morale étant que
l'amour vient à bout de tout, une conclusion plus que mièvre
mais derrière les litres d'hémoglobines, la morale
est sauve et c'est bien là l'essentiel.
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Hokuto
no Ken, une très longue série qui joue sur les paradoxes,
le bien contre le mal, les faibles contre les forts, des individus
malades, d'autres capables de fendre une montagne du poing, la
série nous entraîne dans la quête d'une sorte
d'être élu qui doit apporter la paix à coups
de mandalles, le résultat est distrayant mais souffre du
poids des années. Trop de combats, trop d'épisodes,
trop de flashbacks, trop de résumés mais surtout
un scénario et des dialogues trop simplistes. On a beau
gratter, on est pas devant la série du siècle, tout
juste devant la meilleure série de baston mais l'univers
post-nuke aurait permit plus de profondeur, plus d'analyses mais
c'est comme ça. Je garde un excellent souvenir des parties
2 et 3 avec Rei, Mamiya et Toki pour ce que ces protagonistes
apportent à la série et même si sur la durée,
on risque d'être parfois un peu déçu, l'ennui
ne sera pas présent et avec le nombre de sous chapitres,
il est impossible de ne pas trouver chaussure à son pied
dans le lot. Une bonne série de frappe.
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| Critique
du film de 1986 |
Sorti
après la série, le film retrace l'histoire de l'enlèvement
de Yuria jusqu'au premier combat opposant Kenshiro à Raoh.
Il a pour lui d'aborder un character design plus abouti que durant
la série mais également un aspect gore outrancié,
inutile et mal intégré au film, comme si ces scènes
avaient été ajoutées après montage,
on remarque une différence de définition. A trop vouloir
condenser la série, le rythme est trop rapide, les combats
éjectés et plusieurs personnages intéressants
de la série sous tout bonnement absents comme Mamiya et Toki
au bénéfice de cette sous merde de Jagi par exemple
qui accapare un bon morceau du film, un choix surprenant. Pour ce
distinguer de la série, le film change quelques broutilles,
ainsi, c'est Jagi qui conserve la soeur de Rei en otage, les Kibas
affrontent l'armée de Raoh et Yuria est emprisonnée
à Cassandra.
Rei quant à lui, connaît
une disparition tout ce qu'il y a de plus péteuse.
Contrairement
à la série, la VF a été réalisée
avec sérieux, prouvant que le staff responsable du doublage
était capable d'un tel exploit et qu'ils ont volontairement
massacrés leur travail sur la série, du moins, si
quelqu'un avait encore un doute là-dessus. La bande son est
résolument différente de la série puisqu'elle
est à présent composée de morceaux de rock
tout moisis qui contrastent avec le film. Il existe deux versions
du film, la japonaise qui termine sur un match nul et l'américaine
ou Raoh remporte le combat, le doublage de la version française
a été réalisé à partir de la
copie, l'américaine. Il faudra donc se rabattre sur le net
pour apprécier le film avec la fin originale en japonais.
Trop
éjecté, trop inutilement gore, trop indispensable,
ce film risque de décevoir les fans de la série
par son rythme effréné et ces "détails"
oubliés ainsi que les profanes par la succession de révélations,
éléments inattendus et par le manque d'explications.
Je ne sais pas s'il a trouvé son public mais en tout cas,
je n'en fais pas partie.
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| Résumé
de la seconde série |
| Une
dizaine d'années se sont écoulées depuis le
duel entre les deux derniers représentants du Hokuto Shin
Ken. Après l'accalmie, le chaos a fait son retour et ce,
malgré l'existence de l'armée du Hokuto dirigée
par Bat et Lin qui essayent avec les moyens du bord de faire reculer
l'oppresseur. Il faudra attendre le retour de Kenshiro pour enfin
espérer être débarrassé du nouveau tyran
qui se fait appeler Jakou. |
| Critique
de la seconde série |
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Après
le succès de la première série et vu qu'il
restait une partie du manga inédite, il fut décidé
de produire une suite que l'on peut également considérer,
à juste titre, comme une seconde saison. Le concept reste
le même et Kenshiro sera amené à rencontrer
de nouvelles écoles d'arts martiaux. Le chara design, s'il
oscille encore par moment est d'un bien meilleur niveau que durant
la première série, très proche du combat final
entre Ken et Raoh à vrai dire sauf pour Lin qui est devenu
assez quelconque. On retrouve des drames humains, des décès
de personnages récurrents et des combats prestigieux, malheureusement,
la plupart du temps accompagnés d'une bande son totalement
mal adaptée. Des morceaux de pop, romance ou vieux rock très
connotés 80's surviennent comme un cheveu sur la soupe, quelle
que soit la scène sur laquelle ils viennent se greffer, loupant
par la même leur effet, je repense à la mort d'un personnage
dans le pays sanglant avec une musique style ballade en arrière
fond alors que c'était censé être un moment
poignant.
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Les
flashbacks et résumés sont toujours présents,
à des moments mal choisis également, cassant le rythme,
comme par exemple, durant un combat, mais en nombre beaucoup plus
restreint par rapport à la première série,
c'est toujours ça de gagné. Plus de baston mais un
scénario toujours aussi mince, si ce n'est d'avantage puisque
cette série se résume à un enchaînement
de combats sans fin et de révélations farfelues sur
des personnages inconsistants et inintéressants car là,
on touche au coeur du problème. Totalement dénué
de charisme, on n'arrive pas à s'identifier ou à s'intéresser
aux protagonistes ici présents, Ein avec son uniforme de
catcheur, Falco avec sa coupe à la brosse, Rock avec son
accoutrement ridicule à base de cape et chapeau, l'homme
crabe (sic !), l'homme scorpion, même en dehors de leur aspect
physique, on arrive pas à éprouver de la sympathie
pour ces biftecks, leurs états d'âmes, leur histoire
n'arrive pas à nous toucher car il y a vraiment un air de
déjà vu et en matière de personnages torturés,
ils n'arrivent pas à la cheville d'un Rei ou d'un Toki. Vers
la fin de la série, on peut éprouver une certaine
sympathie pour Shachi et Hyo à la limite mais cela reste
très subjectif.
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Cette
série est sortie uniquement dans un but commercial, c'est
ce que je pense car elle n'est vraiment pas soignée. Outre
les éléments déjà soulevés, il
ne faut pas oublier les nombreuses incohérences et grosses
ficelles qui parsèment la série. Un personnage qui
voit sa cicatrice disparaître en fonction du plan, Falco qui
a trouvé le temps de mettre Mui enceinte alors qu'il n'ont
jamais eu un moment d'intimité, un pirate avec tout l'attirail,
bandeau, crochet et jambe en bois avec son bateau à la fin
du XXème siècle, une scène qui se termine sur
une montagne et reprend, à l'épisode suivant, sur
une plage, et toutes les révélations sur l'enfance
de Ken et Raoh qui ne colle pas avec l'histoire de la première
série, Lin la tordue qui reste avec son second ravisseur
pour le fun. On ne comprend pas non plus les raisons profondes du
maître Gento pour l'avoir enlevée. L'effacement de
mémoire (la pire pirouette scénaristique de l'histoire
de la création) et enfin, cette consanguinité galopante,
tout le monde est le frère, cousin, soeur, parent de quelqu'un
d'autre, pitié...
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On
a pas été gâté par l'édition française
de la première série, DVD unitaire pour une série
de 109 épisodes, sans VO, masters à vomir et j'en
passe. Eh bien, pour la seconde série, c'est guère
mieux puisqu'un sérieux problème de transfert NTSC/PAL
fait que l'image est rarement net, on peut noter une légère
désynchro présente de manière sporadique durant
toute la série et bien plus prononcée dans les génériques
de début et de fin qui se trouvent relégués
dans les bonus alors qu'un bidouillage a été fait
sur les génériques de la première série
qui sont donc utilisés par défaut. Les sous titres
disparaissent parfois, reprennent les noms de la VF comme Julia,
Bart ou Raoul mais surtout, la traduction est franchement à
chier avec des termes pas du tout adaptés à l'univers
de la série comme meuf ou gonzesse et des traductions aberrantes
tel que "la main sauvage du Gento", "la main d'or
tueuse", "le coup du doigt', du niveau du pire fansub
existant.
Ken
2 est la série de trop, trop de clichés, trop d'invraisemblances,
trop traité par-dessus l'épaule et finalement, trop
creuse. Sortie à l'arraché en n'apportant rien de
neuf si ce n'est plus de testostérone et de sueur, pour
les fans de chez fans qui ne cherchent rien d'autre que des combats
bien virils.
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| Résumé
de Shin Hokuto no Ken |
Alors
qu'un groupe d'individu vient de forer un puits, des dizaines
de punks sortent de nulle part. Ce sont les hommes de Sanga qui
contrôle Last Land. Sans chercher à discuter, ils
massacrent les villageois un à un sauf le dernier qui échappe
à la mort in extremis, un homme a intercepté la
flèche qui lui était destinée. Cet homme,
c'est Kenshiro. En quelques minutes il va assigner une trempe
ultime à tous ces vilains punks et reconduire le survivant
au village. L'homme qu'il a sauvé s'appelle Tobi, c'est
un mercenaire qui a perdu son frère et qui avait été
engagé par les villageois pour trouver un endroit où
forer pour trouver de l'eau potable.
Au
village, Sarah lui applique les premiers soins d'après
une technique qui ressemble au Hokuto Shinken. Ces talents sont
connus dans la région, trop connues puisque Sanga va envoyer
des hommes pour la capturer.
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| Critique
de Shin Hokuto no Ken |
Sorti
en plein revival, Shin est l'adaptation d'un roman censé
marquer la conclusion de la série, écrit et publié
dans les années 90 par Tetsuo Hara, l'auteur de la série.
L'action
prend place dans ce qui semble être un ancien pays arabe
peuplé de fanatiques qui vénèrent ce qu'ils
pensent être un dieu, Vista, un jeune garçon capable
de faire surgir de l'eau de ces mains. L'eau potable étant,
avec l'essence, la chose la plus recherché en cette nouvelle
ère. Kenshirô ne va faire que passer dans cette histoire,
juste le temps de punir les dictateurs et libérer les opprimés.
Le premier OAV va nous présenter le premier vilain, Sanga,
et l'affrontement contre notre bon vieil héritier de la
grande Ours, un combat très vite expédié
puisque Kenshirô est plus fort que jamais.
Le
second OAV nous présente Seiji, le fils abandonné
de Sanga qui revient renverser son père. Cela ayant déjà
été fait, il va se contenter d'abuser de Sarah et
de s'auto-proclamer nouveau souverain. Kenshirô de son côté
va aller chercher un médicament pour soigner Vista. Il
va rencontrer l'école locale, Hokumon no Ken, dont Seiji
est l'un des plus fort disciple.
Le
dernier OAV va tacher de nous tirer des larmes avec la mort d'un
personnage principal et le combat tant attendu entre Ken et Seiji,
combat vite expédié avec comme chute, une pirouette
scénaristique et de la bonne grosse morale à peine
digérée. Toutes les personnes ayant fait le mal
un jour devront y passer et surtout, qui aiment bien châtie
bien.
Sorti
à des fins commerciales, Shin accumule les lacunes du début
à la fin. Déjà en plaçant l'action
dans un pays arabe avec des fanatiques prêts à faire
une guerre sainte, quel message faut-il comprendre ? Puisque aucune
réponse sur ce point là n'est donné, on est
en droit de se poser la question. Le scénario est une sorte
de resaucée de l'univers Hokuto avec son tyran, ses sacrifiés,
ses faibles mais sans son originalité. Le graphisme est
laid, Kenshirô nous apparaît dès le départ,
bouffi avec un turban, les CGI sont mal incrustés, la bande
son fait très shonen et le doubleur de Kenshirô sur
la série n'a pas rempilé pour ces OAV.
Un
film amateur nous avait fait bien rire il y a quelques années,
et pourtant, son titre résume bien ces OAV puisqu'on est
bien en face de ce qu'on pourrait appeler Ken le Musulman. Cela
change toute la donne de la licence qui se voit engluée dans
des carcans de religion et fait passer les fanatiques pour des gens
bien dont le seul but est le renversement d'un tyran sadique. La
conclusion vite expédiée finira de remplir ce tableau
se résumant à trois heures de vidéos qui ne
font pas honneur à la franchise. Shin en fait des tonnes
et manque d'originalité par rapport à la grande époque
Ken-Raoh-Toki et ce, même en intégrant une sorte de
sous Rei du Nanto en la personne de Seiji. Il résume la série
à ce que ces détracteurs en disent, de la violence
à l'état pure. Shin est gore, sans aucune censure,
simpliste. Du sous Ken racoleur pour les fans d'hémoglobine. |
| Critique
du film Shin Kyuseishu Densetsu Hokuto no Ken : Raoh-den Junai no
Sho |
En
2006, Tetsuo Hara (auteur de HNK) et Tsukasa Hojo (auteur de City
Hunter) formèrent North Star Picture, un studio dont un des
projets fut une série de films/oavs sur l'univers d'Hokuto
no Ken. Le premier à voir le jour fut donc celui-ci, Raoh
Junai, qui se veut un résumer de la partie Shu/Souther. Du
staff de la série, peut de personnes ont rempilés,
ainsi, ont peu découvrir Tsukasa Hojo au character design,
un nouveau compositeur et de nouveaux doubleurs. Si l'ensemble est
convaincant, on ne pourra que regretter le nouveau Raoh. Son teint
basané à laissé place à une peau blanche
et des cheveux blancs ce qui a pour effet d'en faire un personnage
beaucoup moins inquiétant que dans la série mais le
pire reste encore son nouveau doubleur qui n'arrive pas à
donner de la prestance au personnage, il manque de passion et de
conviction. Un autre personnage est particulièrement
mal doublé avec une voix nasillarde et léthargique,
il s'agit de Leina.
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Quelques
modifications sont apportées par rapport à l'histoire
originale comme Leina donc, une femme au service de Raoh qui éprouve
des sentiments à son égard. Une love story mal intégrée,
mal expliquée et qui n'apporte absolument rien de plus à
l'histoire si ce n'est des longueurs supplémentaires. Toki
fait de la figuration comme Bat et Lin, à la limite, il aurait
mieux valu les écarter complètement vu qu'ils n'apportent
rien à cette partie de l'histoire. Finalement, comme pour
le premier film de 86, je reste dubitatif devant le résultat.
Ceux qui n'ont pas vu la série manqueront d'informations
sur les différents protagonistes et assisteront impuissant
à une succession de combats sans beaucoup de profondeur,
ceux qui ont vu la série ont plus d'éléments
leur permettant de mieux comprendre l'enjeu du combat entre Kenshiro
et Souther mais veulent du neuf. En plus, pourquoi avoir mis le
nom de Raoh dans le titre du film ? Pour sa love story avec Leina
? C'est d'avantage un film sur Souther qu'autre chose. |
| Critique
de l'OAV Shin Kyuseishu Densetsu Hokuto no Ken : Yuria-den |
Quasiment
un an après, le second projet vu le jour, centré cette
fois-ci sur le personnage le plus creux et inutile de l'univers
HNK, Yuria. Au programme, des longueurs, flashbacks, du mélo
par barilles entier et bien entendu, un nouveau personnage, un chien,
un immonde bâtard qui a même le droit à sa propre
étoile, on atteint franchement le degré zéro
de l'animation japonaise avec cette OAV. Les passages avec Shin,
Jagi et Rei sont abordés sans les mémoriaux combats
qui vont avec eux et le seul combat qu'on aura à loisir d'apprécier
est celui entre Kenshiro et Souther, autrement dit, celui du précédent
film, autrement dit, un flashback.
Aucun des défauts du précédent film
n'a été corrigé, à croire que personne
ne l'a critiqué ou que le staff a consciemment décidé
de se boucher les oreilles. Qu'elle idée à la con
tout de même de sortir cinq films sur HNK faisait office
de résumé avec des roches, flashbacks, résumés
pour un résultat totalement décousu. Yuria Desentsu
est à l'image de son ambition, un projet commercial sans
innovation marquante, un film ennuyeux et sans intérêt.
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| Critique
du film Shin Kyuseishu Densetsu Hokuto no Ken : Raoh-den Gekito no
Sho |
Le
second film sur Raoh est un résumé de la fin de la
première série. Curieuse idée puisqu'il reste
encore deux films de prévue. A l'image du précédent
film sur Raoh et de Yuria densetsu, le character design est moyen,
la bande son également, l'animation est pourrite et le doublage
inégal. Tout s'enchaîne bien trop vite et la supériorité
de Kenshiro semble moins évitante puisqu'on a assister qu'à
un seul combat contre Souther. Ce gros niais de Fudo est toujours
présent et deux nouveaux persos font leur apparition, le
fantôme de Ryuken et le larbin de Raoh qui, grâce à
sa cape, peut voler dans le ciel, pitoyable.
Je
suis totalement déçu par les films de ces dernières
années qui n'apportent rien du tout. Toute l'émotion,
toute la dramaturgie de la série n'arrive pas à
faire surface et les événements s'enchaînent
bien trop vite pour nous rendre les différents protagonistes
sympathiques. Les moyens n'ont pas été déployés
également, rien ne brille, rien n'excède et s'impose
clairement par rapport à la première série,
hormis les extérieurs qui sont très soignés,
c'est vrai. Le film se termine en prenant le parti scénaristique
franchement abracadabrant de la seconde série avec toutes
les incohérences que cela comporte, autant dire que je
ne suis pas pressé de découvrir les prochains films
et qu'à mes yeux, sortis de la première série
et du manga, tout le reste ne mérite pas le détour
et tire la licence vers le bas.
Blood,
le 7 Septembre 2007
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Liens |
Hokuto
Legacy
- Un site sur la série fréquement mise à jour
Ken le Survivant
- Le premier site en français sur Ken à ma connaissance,
abandonné mais disposant de rubriques toujours aussi intéressante
qu'au premier jour
Hokuto.fr.st
- Un autre site qui connu son heure de gloire mais lui aussi, abandonné
depuis quelques temps |
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